6 trucs pour augmenter l’apport d’ensilage de maïs

Alimenter ses vaches laitières d’une forte proportion de fourrage dans la ration occasionne une réduction appréciable des coûts d’alimentation de l’entreprise. Il est possible de servir presque 100 % d’ensilage de maïs comme seul fourrage dans la ration des vaches. L’éleveur doit cependant respecter certaines règles pour assurer le succès d’une telle orientation.

1. La finesse de mouture des grains

L’amidon des grains de maïs possède une valeur alimentaire et monétaire très importante. Ainsi, les grains dans l’ensilage de maïs doivent être suffisamment conditionnés lors de la récolte pour maximiser leur digestion. Il est possible de vérifier la finesse de mouture des grains de l’ensilage en observant les fractions de grains dans les plateaux trois et quatre des tamis de l’Université de l’État de Pennsylvanie. De plus, le deuxième plateau devrait contenir très peu de grains.

2. Contrôler le niveau d’amidon

Une quantité excessive d’amidon très digestible peut mener à des chutes du taux de gras du lait, un fumier inconsistant et une plus forte incidence d’acidose. Il est essentiel de vérifier en laboratoire la digestion de l’amidon de l’ensilage, car de la récolte jusqu’au mois de mars suivant, sa digestibilité peut s’accroître de plus de 20 %. Ainsi, une ration formulée à l’automne pourrait contenir entre 26 % et 28 % d’amidon, mais devrait en contenir un niveau plus faible (entre 23 % et 25 %) à la fin de l’hiver. L’utilisation de maïs-grain sec finement moulu peut s’avérer préférable au maïs-grain humide vers la fin de l’hiver, surtout si l’humidité du grain humide est élevée et sa mouture fine.

3. Ayez la fibre à l’œil

La ration devrait contenir un minimum de 2 kg de fourrage dont la longueur des particules se situe entre 2 cm et 5 cm (¾ à 2 po). Un ensilage de maïs coupé trop fin peut nécessiter l’ajout de 1 kg à 2 kg de foin de graminées fibreux ou de paille à la ration. Par contre, il faut s’assurer que les vaches ne trient pas trop les particules de fibre, en comparant les proportions de particules de la ration servie à celles des refus.

 4. Garder à l’œil les gras végétaux

Une ration à forte teneur en ensilage de maïs est plus sensible aux chutes du gras du lait, si la ration contient trop de gras végétaux. L’ensilage de maïs contient une certaine quantité de gras ainsi que les grains. L’ajout de grains oléagineux ou de sous-produits végétaux contenant du gras est à comptabiliser méticuleusement. Les graisses sous formes libres, comme celles contenues dans les huiles ou drêches, ont un impact plus important sur la chute du gras du lait, si les quantités servies sont excessives.

5. Ne pas oublier la protéine dégradable

Une ration contenant une forte quantité d’ensilage de maïs favorisera une croissance importante des microbes du rumen. Il est essentiel de fournir suffisamment de protéines dégradables pour alimenter les besoins de cette flore microbienne.

6. Éviter les vaches taries et les taures

Les vaches taries et les taures ne doivent pas recevoir ce type de ration, car elle produit un engraissement excessif qui nuit considérablement à leur santé.

à propos de l'auteur

La référence en nouvelles technologies agricoles au Québec.

Fondé en 1918, Le Bulletin des agriculteurs traite des tendances, des innovations et des dernières avancées en matière de cultures, d’élevages et de machinisme agricole dans le but de faire prospérer les entreprises agricoles d’ici.  

Commentaires