82e Congrès général de l’UPA : Le goût d’en vivre

Longueuil (Québec), 28 novembre 2006 – C’est sous le thème « Le goût d’en vivre » que se tiendra à Québec, du 5 au 7 décembre prochain le 82e congrès général de l’Union des producteurs agricoles (UPA). Un thème qui témoigne de l’attachement des agriculteurs et agricultrices à leur profession, mais qui se veut aussi un appel à nos gouvernements et à nos concitoyens afin de convenir, ensemble, d’une vision commune et d’actions concrètes qui permettent aux hommes et aux femmes de la terre de continuer à pratiquer leur métier avec conviction et enthousiasme, justement parce qu’ils ont le goût d’en vivre!

À l’heure où une commission s’apprête à sonder les Québécois sur l’avenir de leur agriculture et alors que le gouvernement fédéral se lance, lui aussi, dans une autre de ses consultations en vue de se donner, une véritable politique agricole, les producteurs et productrices des quatre coins de la province se mobilisent pour trouver de nouvelles pistes de solution aux problématiques du secteur, propositions qui seront débattues au cours de ce congrès.

Pour le président de l’UPA, M. Laurent Pellerin, « les agriculteurs et agricultrices ne revendiquent pas l’impossible. Ils veulent une rémunération juste et équitable pour leur travail, des outils pour assurer le maintien et le développement de fermes gérées et exploitées par des familles de même qu’un avenir pour la relève des générations actuelles et futures. Somme toute, une reconnaissance du rôle incontournable que joue l’agriculture pour le bien-être des populations ».

Deux dossiers chauds animeront particulièrement les discussions : la politique agricole canadienne, décriée par l’ensemble des provinces pour son manque de compétitivité et de souplesse, et la Commission sur l’avenir de l’agriculture et de l’agroalimentaire du Québec, un rendez-vous très attendu des agriculteurs, de leurs concitoyens et de l’ensemble des acteurs de la chaîne agroalimentaire.

D’abord sur le plan fédéral, la révision par Ottawa de sa politique agricole est grandement préoccupante. « Les orientations suggérées dans le document de travail d’Agriculture Canada ont tout pour nous inquiéter. Non seulement les solutions proposées au gouvernement pour ramener la rentabilité sur les fermes canadiennes et québécoises, sont absentes de la réflexion gouvernementale, que ce soit au regard des programmes de sécurité du revenu, du contrôle des frontières et de la protection de la gestion de l’offre, mais plusieurs des problèmes soulevés sont carrément ignorés. Nous n’avons pas été entendus », de déclarer M. Pellerin.

Pour le président de l’UPA, « la situation est particulièrement critique dans le secteur des céréales, qui n’arrive pas à retrouver le chemin de la rentabilité en raison notamment des subventions massives versées aux agriculteurs américains par le biais du Farm Bill. La réalité n’est guère plus reluisante dans le secteur porcin, toujours aux prises avec de la maladie et auxquels s’ajoute la difficulté d’obtenir un juste prix des entreprises d’abattage. Elle ne l’est pas non plus pour les producteurs de pommes de terre de Saint-Amable qui attendent toujours une intervention du gouvernement fédéral pour les pertes occasionnées à la suite d’une mise en quarantaine imposée par l’Agence canadienne d’inspection des aliments après la découverte d’un parasite microscopique dans les champs, le nématode doré », souligne M. Pellerin.

Autre sujet d’intérêt, la Commission sur l’avenir de l’agriculture et de l’agroalimentaire, dont l’UPA a salué la tenue, occupera elle aussi une place de choix au cours du congrès. Ce sont les yeux tournés vers l’avenir que les agriculteurs et agricultrices du Québec abordent cette consultation interpellant l’ensemble de la société québécoise. Ainsi, à cette occasion, consommateurs, distributeurs, transformateurs et producteurs viendront partager librement leurs attentes, leurs préoccupations, leurs contraintes. À cet égard, le dialogue, l’écoute et l’ouverture seront des éléments essentiels à la réussite de cet exercice.

« Nous avons le goût et le devoir d’écouter ce que nos concitoyens ont à nous dire, affirme le président de l’UPA. De notre côté, nous souhaitons les sensibiliser au contexte difficile dans lequel les producteurs et productrices évoluent depuis quelques années, un environnement socioéconomique et réglementaire sur lequel, malheureusement, nous avons de moins en moins de prise. Au terme de cet examen, souhaitons que nous parviendrons à définir, ensemble, l’agriculture que nous voulons transmettre à nos enfants, une agriculture qui, en plus de nourrir sainement les Québécois, s’avérera un des moteurs économiques des régions, tout en rémunérant dignement et équitablement les hommes et les femmes qui ont fait le choix d’en vivre. »

Soulignons que d’autres thèmes seront également à l’ordre du jour du congrès, tels que le développement durable, le commerce international et la protection de nos outils collectifs de mise en marché comme la gestion de l’offre.

Moments fort du congrès :

  • le discours du président général de l’UPA, M. Laurent Pellerin, le mardi 5 décembre, vers 13 h 45;
  • le discours du ministre québécois de l’Agriculture, M. Yvon Vallières, le mercredi 6 décembre, vers 11 h 15;
  • le discours du ministre canadien de l’Agriculture, M. Chuck Strahl, le jeudi 7 décembre, vers 11 h 30 (à confirmer);
  • l’annonce de nouveaux partenariats dans le secteur environnemental, le jeudi 7 décembre, vers 14 h.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Union des producteurs agricoles (UPA)
http://www.upa.qc.ca/

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