Agroenvironnement et faune : des mesures incitatives pour les agriculteurs

Mirabel (Québec), 28 septembre 2005 – « Le Programme de mesures incitatives en agroenvironnement et aménagement d’habitats fauniques en milieu agricole est une primeur et nous sommes heureux qu’il soit jumelé au Programme de mise en valeur de la biodiversité des cours d’eau en milieu agricole. Ces mesures incitatives donneront assurément un bon coup de pouce aux agricultrices et agriculteurs qui souhaitent s’engager dans la mise en ?uvre de solutions concrètes liées à la cohabitation entre l’agriculture et la faune ».

C’est en ces termes que le vice-président de l’Union des producteurs agricoles (UPA), M. Christian Lacasse, et le président-directeur général de la Fondation de la Faune du Québec, M. Bernard Beaudin, ont commenté le nouveau programme mis en place par La Financière agricole du Québec.

« Il est clair que l’implication des producteurs agricoles en agroenvironnement doit être reconnue positivement et le programme pilote de La Financière va exactement dans ce sens », d’expliquer M. Lacasse.

Son démarrage a été fait à l’occasion du lancement du premier des dix projets retenus cette année dans le cadre du Programme de mise en valeur de la biodiversité des cours d’eau, instauré par le tandem UPA-Fondation en janvier 2005.

En effet, le Club-conseil Profit-eau-sol, dans la région de Mirabel, s’apprête à aller de l’avant avec la mise en valeur de la biodiversité des cours d’eau du bassin versant de la rivière Saint-Pierre. Ce projet, qui implique un investissement de 1 635 000 $, rallie les forces vives du territoire : agriculteurs, intervenants de terrain du monde agricole, partenaires du milieu municipal et du gouvernement provincial.

La Fondation de la faune se réjouit du vif intérêt des partenaires à concrétiser ce tout premier projet issu d’une initiative environnementale lancée il y a à peine neuf mois. « Le dynamisme exprimé est de très bon augure pour la suite des choses, de souligner M. Beaudin », rappelant que le programme a endossé neuf autres propositions du genre à travers la province. Au total, quelque 500 productrices et producteurs agricoles seront mis à contribution.

De son côté, l’UPA salue l’implication des agriculteurs. « Avec un taux de participation de quelque 95 % de leur part dans ce projet spécifique, on a là un bel exemple du type d’actions autour desquelles ils aiment se mobiliser en matière d’agroenvironnement, d’ajouter M. Lacasse. Quand c’est concret, poursuit-il, quand c’est bien ciblé et que ça vise des résultats rapides et tangibles, voilà ce qui emporte leur adhésion! »

De la végétalisation des berges à la création de frayères, les projets de mise en valeur de la biodiversité des cours d’eau en milieu agricole favorisent le développement de modèles durables d’aménagement agriculture-faune de petits et moyens cours d’eau à l’échelle de bassins versant à prédominance agricole.

« Le bassin versant de la rivière Saint-Pierre nous permettra d’approfondir notre expertise en matière d’aménagement faunique pour des espèces propres aux cours d’eau du sud du Québec tels l’achigan à grande bouche et la perchaude. Outre les améliorations apportées sur le terrain, les expériences conduiront à l’élaboration d’un guide qui servira ensuite d’outils de référence pour tout futur projet visant les mêmes objectifs », souligne M. Beaudin.

Rappelons que c’est en janvier 2005 que l’UPA et la Fondation de la faune du Québec lançaient le Programme de mise en valeur de la biodiversité des cours d’eau en milieu agricole. Son enveloppe budgétaire est évaluée, pour l’instant, à huit millions de dollars sur cinq ans. Le Mouvement des caisses Desjardins, principal partenaire financier privé, et La Financière agricole du Québec comptent à ce jour parmi les associés majeurs à cet égard. De leur côté, les ministères québécois des Ressources naturelles et de la Faune, de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation ainsi que du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs y contribuent aussi sur les plans financier et/ou technique.

Par ailleurs, les producteurs participants aux divers projets bénéficieront d’un soutien financier dans le cadre du Programme de couverture végétale du Canada (PCVC), lequel, au Québec, est livré par le Conseil pour le développement de l’agriculture.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Fondation de la faune du Québec
http://www.fondationdelafaune.qc.ca/

Union des producteurs agricoles (UPA)
http://www.upa.qc.ca/

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