Aide fédérale aux agriculteurs : réaction de l’UPA

Longueuil (Québec), 22 mars 2004 – « C’est d’un bon oeil que les producteurs agricoles québécois constatent qu’Ottawa reconnaît aujourd’hui la situation de crise sans précédent qui règne dans le secteur agricole. »

C’est en ces termes qu’a réagi M. Laurent Pellerin, président de l’Union des producteurs agricoles (UPA), aux mesures d’aide d’urgence de près d’un milliard de dollars annoncées aujourd’hui par le premier ministre du Canada, M. Paul Martin, et le ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, M. Robert Speller.

Outre une aide spéciale de 680 millions de dollars accordée aux producteurs de bovins canadiens, durement éprouvés depuis le 20 mai dernier, Ottawa versera également 250 millions de dollars additionnels pour l’ensemble des secteurs de production admissible, ainsi qu’une somme de 65 millions de dollars qui s’ajoute au programme de réclamations spéciales déjà en place, reconnaissant ainsi que la crise des revenus qui existe au Canada touche tous les producteurs agricoles, sans exception.

Les agriculteurs québécois accueillent favorablement ce qu’ils considèrent comme un geste d’ouverture et d’écoute à leur égard de la part du nouveau ministre de l’Agriculture canadien. « En d’autres circonstances, poursuit le président de l’UPA, on pourrait se réjouir de l’aide annoncée aujourd’hui, qui vient s’ajouter aux sommes déjà consenties par le gouvernement fédéral dans les mois précédents, notamment dans le dossier de la vache folle. Malheureusement, devant l’ampleur de la crise, il est clair qu’elles ne réussiront pas, à elles seules, à sortir le secteur agricole dans son ensemble du marasme économique qui perdure. »

En ce qui concerne le premier volet de l’annonce fédérale, l’aide spéciale de 680 millions de dollars aux éleveurs de bovins est accueillie avec soulagement, bien qu’il soit clair qu’elle ne couvrira pas les pertes de revenus des producteurs et qu’elle ne règlera pas les problèmes de liquidité.

Quant au deuxième volet, qui touche les producteurs de tous les secteurs, on déplore, encore une fois, que le fédéral mette de l’avant des programmes uniformes, sans égard aux spécificités provinciales et aux besoins sectoriels, avec, pour conséquence, de diluer l’effet des sommes investies. L’UPA souhaiterait que ces programmes fassent l’objet de la flexibilité nécessaire dans leur application de manière à soutenir les secteurs qui sont davantage dans le besoin.

« Un effort considérable a été fait aujourd’hui par Ottawa, particulièrement envers les producteurs de bovins. Mais les besoins demeurent criants dans bien d’autres secteurs et de nouvelles mesures devront êtres mises de l’avant pour remettre les entreprises agricoles sur pied », de conclure M. Pellerin.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Agriculture Canada
http://Aceis.AGR.CA/

Union des producteurs agricoles (UPA)
http://www.upa.qc.ca/

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