Application de la Politique de la ruralité : « La ministre Normandeau devra être vigilante » selon Hélène Robert

Québec (Québec), 30 mai 2005 – L’étude des crédits budgétaires 2005-2006 portant sur la ruralité a permis de constater à quel point la Politique de la ruralité, mise de l’avant par le Parti Québécois en 2001 et qui était assortie d’une enveloppe de 90 millions $, a permis de poursuivre le développement du territoire rural tout en contribuant à l’émergence de projets novateurs. « La ministre des Affaires municipales et des Régions, Mme NathalieNormandeau, qui pourtant avait décrié notre politique alors qu’elle était dansl’opposition, a changé son fusil d’épaule et a enfin reconnu le bien-fondé decette politique et des pactes ruraux conclus entre le gouvernement et lesMRC », a souligné la députée de Deux-Montagnes et porte-parole de l’oppositionofficielle pour la ruralité, Mme Hélène Robert.

Selon la députée, la ministre devra cependant être plus vigilante quant àl’application intégrale de la Politique de la ruralité. Rappelons que celle-ciincite les ministères et organismes à moduler leurs services et programmesafin de mieux les adapter aux particularités des milieux ruraux. Par le biaisd’une clause territoriale, le gouvernement s’engageait à prendre en compte lescaractéristiques des communautés rurales lors de l’examen de projets de loi,de politiques et de règlements.

« Les divers intervenants sur le terrain n’ont pas l’impression que lamodulation et l’adaptation des programmes et services gouvernementaux sonttrès avancées, non plus que ces éléments tiennent réellement compte descaractéristiques du monde rural. De plus, il y a beaucoup de questionnements àl’heure actuelle quant à l’application réelle de la clause territoriale lorsde l’examen de projets de loi, de politiques ou de règlements. La ministredevra veiller au grain », a expliqué Mme Robert.

La porte-parole a également profité de l’étude des crédits pourquestionner la ministre quant à l’éventuel soutien qui sera accordé àSolidarité rurale du Québec. Rappelons que l’organisme agit comme instanceconseil auprès du gouvernement depuis 1997 en matière de développement rural.« L’entente entre Solidarité rurale et le gouvernement est échue depuis le 31mars 2005. La ministre doit reconnaître le rôle important joué parl’organisme, conclure rapidement une entente et bonifier leur enveloppebudgétaire », a conclu la députée.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Parti québécois
http://partiquebecois.org/

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