Aucune preuve additionnelle de la présence d’influenza aviaire dans le petit troupeau de l’Île-du-Prince-Edouard

Ottawa (Ontario), 20 juin 2006 – Les épreuves de dépistage menées par le laboratoire de référence de l’influenza aviaire (IA) du Canada à Winnipeg n’ont pas permis de détecter d’autres cas d’oiseaux infectés par le virus de l’IA dans un petit troupeau de l’Ouest de l’Ile-du-Prince-Edouard.

Les échantillons prélevés sur le troupeau, notamment sur l’oiseau de référence, ont été envoyés au laboratoire de Winnipeg dans le but de procéder à des épreuves de confirmation conformément aux procédures du Canada lorsque des résultats préliminaires font état de la présence des virus H5/H7 de l’IA chez la volaille. Les résultats des test sérologiques et virologiques se sont révélés négatifs pour tous les oiseaux.

Le fait que le virus H5 n’ait pas été détecté dans les épreuves effectuées au laboratoire de Winnipeg ainsi que l’absence de signes cliniques de la maladie chez les oiseaux du troupeau qui ont été abattus, indique que seule une petite quantité de virus faiblement pathogène est peut-être présente chez l’oiseau de référence. La découverte d’une contamination fortuite de l’oiseau de référence ne serait pas surprenante compte tenu du temps passé à l’extérieur et du fait qu’on a confirmé que d’autres oiseaux de la ferme se sont mêlés à des oiseaux migrateurs qui sont souvent porteurs de virus de l’IA.

Les protocoles d’intervention en cas d’IA du Canada, acceptés par les gouvernements fédéral et provinciaux, nécessitent des mesures de contrôle de la maladie qui doivent être mises en oeuvre dès que les résultats préliminaires révèlent la présence du virus H5 ou H7, puisque ces sous-types peuvent muter vers des formes hautement pathogènes.

Le laboratoire de Winnipeg essaiera de cultiver le virus à partir des échantillons prélevés sur l’oiseau de référence afin de caractériser le virus. Ce processus peut prendre jusqu’à deux semaines. En bout de ligne, il sera peut-être impossible de recueillir d’autres informations sur le virus. Cette situation n’est pas inhabituelle comme le prouve l’étude de 2005 sur l’IA chez les oiseaux sauvages.

Compte tenu de la découverte initiale du virus H5, l’installation de référence sera maintenue en quarantaine jusqu’à ce que les épreuves de confirmation donnent des résultats conformes avec l’approche de précaution du Canada et les lignes directrices de l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE).

Les oiseaux de la deuxième installation, qui ont eu des contacts fréquents avec l’installation de référence, ont également fait l’objet d’un dépistage à titre de mesure de précaution et tous les résultats se sont révélés négatifs. La quarantaine qui avait été imposée à cette deuxième installation a été levée.

L’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) communiquera de nouveaux renseignements à mesure que la situation évolue. L’ACIA avise les propriétaires d’oiseaux de suivre les pratiques de biosécurité rigoureuses de façon automatique de manière à protéger leurs oiseaux de l’IA et d’autres menaces. Pour obtenir des renseignements additionnels au sujet de l’influenza aviaire, veuillez visiter le site Web de l’ACIA.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA)
http://www.cfia-acia.agr.ca/

Organisation internationale de la santé animale (OIE)
http://www.oie.int/

Commentaires