Bilan du plan d’action « Un environnement à valoriser » après un an

Québec (Québec), le 12 juin 2000 – Le 12 juin a été officiellement déposé, au ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, monsieur Rémy Trudel, un bilan détaillé de la première année du plan d’action « Un environnement à valoriser », adopté lors du Rendez-vous des décideurs de l’agriculture et de l’agroalimentaire de mars 1999.







Le plan prévoit notamment, que d’ici 2005, les quelque 20 000 fermes représentant près de 90 % de l’activité agricole au Québec auront entrepris l’adoption de pratiques agricoles respectueuses de l’environnement.


Le plan d’action du groupe de travail, présidé par Me Jules Brière, est le fruit d’un large consensus des intervenants du monde agricole, des services à la production, des coopératives, des ordres professionnels, du monde municipal, des groupes environnementaux ainsi que du gouvernement. Ce consensus tient compte des buts à atteindre et des moyens à mettre en oeuvre pour progresser sur le chemin du développement durable et permettre aux objectifs de croissance du secteur de se faire dans le respect de l’environnement.

Le plan prévoit notamment, que d’ici 2005, les quelque 20 000 fermes représentant près de 90 % de l’activité agricole au Québec auront entrepris l’adoption de pratiques agricoles respectueuses de l’environnement, dans les domaines de l’entreposage et de la gestion des fumiers, de la gestion des fertilisants, de la conservation des sols, de la protection des cours d’eau en milieu agricole et de l’utilisation des pesticides.

Le bilan fait état de résultats intéressants. En premier lieu, on constate une participation remarquable au premier Portrait agroenvironnemental des fermes du Québec. Ensuite, l’implantation à la ferme des pratiques respectueuses de l’environnement s’est notamment matérialisée par l’atteinte de résultats sans précédent du programme Prime-Vert. En effet, en 1999-2000, plus de 1000 ouvrages d’entreposage de fumier ont été construits, soit le double de l’année précédente. Avec ces résultats, plus de 70% des fumiers produits au Québec sont entreposés. A cela, il faut ajouter les résultats obtenus par les partenaires pour accroître l’offre de services-conseils, laquelle est maintenant accessible à plus de 3000 productrices et producteurs agricoles membres d’un club en agroenvironnement.

« Ce bilan est d’autant plus crédible qu’il est le fruit de la contribution de chacune des organisations membres du groupe », a souligné le ministre Trudel. « L’agriculture et l’agroalimentaire sont vraiment en marche dans le grand chantier de l’environnement. Nous avons un plan concerté qui livre des résultats ».

« Le groupe de travail constitue un canal privilégié de concertation et d’action. Par son fonctionnement en réseau et son obligation de rendre annuellement des comptes sur la base de son plan d’action, le groupe favorise la coordination des actions et l’atteinte de résultats concrets. C’est pourquoi, je souhaite que toute l’attention soit portée aux récentes recommandations du BAPE sur la gestion de l’eau ainsi qu’aux suivis qu’entend y donner le ministre de l’Environnement. Ceux-ci feront partie intégrante du plan de travail de l’an 2 », a ajouté monsieur Trudel.

Pour cette deuxième année, le groupe de travail vise une mobilisation des acteurs régionaux par l’établissement, à l’échelle régionale, d’objectifs et de plans d’action. Les efforts sur la pollution diffuse d’origine agricole retiendront l’attention. Le groupe travaillera également à la définition d’un concept de valorisation des entreprises engagées en agroenvironnement et s’intéressera à la mise en place d’un système de certification initié par l’Union des producteurs agricoles.

À titre de ministre responsable du suivi du Rendez-vous des décideurs, monsieur Trudel a indiqué qu’il transmettra ce bilan au Premier ministre, monsieur Lucien Bouchard. « Je m’engage à poursuivre, avec mes collègues, monsieur Paul Bégin, ministre de l’Environnement et madame Louise Harel, ministre des Affaires municipales et de la Métropole, les efforts qui ont mené à ces résultats concrets et qui orientent le développement d’une agriculture respectueuse des ressources, en harmonie avec la population », a conclu
monsieur Trudel.

Les autres membres du groupe se sont également engagés à faire connaître les résultats de ce premier bilan à leur organisation respective.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Ministère de l’agriculture des pêcheries et de l’alimentation du Québec (MAPAQ)

http://www.agr.gouv.qc.ca/

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