Brésil : en route vers 50 % plus de soya

Une croissance de 50 % des superficies consacrées au soya au Brésil? C’est ce qu’espèrent des chefs de file de l’industrie brésilienne au cours des prochaines années.

Cet espoir tient, entre autres choses, au parachèvement d’une importante route, la BR-163, qui relierait la région productrice du Mato Grosso à des ports tels que celui de Santarem, dans le nord du pays. Notamment, cela raccourcirait le trajet de plusieurs centaines de kilomètres, comparativement au transport vers les ports du sud du Brésil, qui sont déjà utilisés à la limite de leur capacité.

Même s’il faudra encore quelques années avant d’asphalter les derniers 400 kilomètres, la route est maintenant praticable. Des observateurs estiment que, dès l’année prochaine, la route rehaussera de trois millions de tonnes les capacités d’exportations brésiliennes de grains. Sur un horizon de plusieurs années, les projets d’infrastructures comportent la construction de ponts, de voies ferroviaires et d’installations portuaires.

Selon la firme Informa Economics, ces projets d’infrastructures de transport vers le nord du Brésil pourraient éventuellement réduire de 50 % le coût du transport du soya, soit de 55 à 60 dollars américains par tonne. Il y aurait de quoi effacer une bonne partie de l’avantage compétitif des États-Unis à ce titre. Il y a aussi la possibilité de rentabiliser la conversion à la culture de soya de millions d’hectares actuellement consacrés à des pâturages.

Dans ce cas comme dans bien d’autres, le principal défi consiste à rassembler suffisamment de capitaux, notamment en provenance du secteur privé, pour financer ces ambitieux projets.

Sources : BioClips et The Western Producer

 

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