Cadre stratégique agricole canadien – Le Québec signe l’accord de mise en oeuvre

Trois-Rivières (Québec), 9 octobre 2003 – Le Québec a franchi une deuxième étape importante pour le monde agricole en ratifiant l’Accord de mise en oeuvre Canada-Québec sur un cadre stratégique agricole canadien. Cet accord couvre cinq volets d’une politique agricole, soit la gestion des risques, la salubrité et la qualité des aliments, l’agroenvironnement, le renouveau des entreprises ainsi que la science et l’innovation. D’une durée de cinq ans, son financement est assuré à 60 % par le gouvernement fédéral et à 40 % par le Québec.

« Si le Québec a signé aujourd’hui l’Accord de mise en oeuvre, c’est que nous croyons que cette entente est avantageuse pour nos productrices et nos producteurs agricoles et qu’elle nous permettra d’aller plus loin dans la réalisation de nos priorités », a déclaré Mme Françoise Gauthier, ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation.

Cet accord représente un autre pas dans la mise en place d’une nouvelle dynamique en matière d’agriculture au Canada. Il reste cependant encore du travail à faire sur le plan de la mise en application des programmes. « Dans ce contexte, nous allons continuer à assumer notre leadership, en collaboration avec les autres provinces, afin d’avoir des programmes encore plus simples d’application et encore plus efficaces, et ce, dans l’intérêt des productrices et des producteurs québécois », a mentionné la ministre.

Mme Gauthier a également souligné que l’Accord de mise en oeuvre répondait aux objectifs fixés par le Québec. Ceux-ci sont notamment l’équité des transferts fédéraux, la protection des institutions québécoises et l’appui à ses priorités. « Nous estimons que le secteur agricole québécois obtiendra sa juste part des transferts fédéraux : il recevra quelque 140 millions de dollars annuellement pour ce qui est de la gestion des risques et 17,7 millions de dollars pour les autres volets », a précisé la ministre.

Au chapitre de la protection de ses institutions, le Québec s’est assuré de la flexibilité nécessaire pour que La Financière agricole continue d’exercer son rôle en matière de conception et d’administration des outils financiers destinés au monde agricole. Le Québec a aussi fait reconnaître la gestion de l’offre comme un instrument de gestion des risques. Enfin, il s’est assuré que les investissements fédéraux l’aideront à appuyer ses priorités, notamment en ce qui concerne l’agroenvironnement et les services-conseils aux productrices et aux producteurs.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Agriculture Canada
http://Aceis.AGR.CA/

Cadre stratégique pour l’agriculture (CSA)
http://www.agr.gc.ca/canadaentete/

Ministère de l’agriculture des pêcheries et de l’alimentation du Québec (MAPAQ)
http://www.agr.gouv.qc.ca/

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