Des bio-experts étrangers critiquent les mesures anti-vache folle au Japon

Tokyo (Japon), 13 mars 2002 – Deux experts en agriculture organique, un Français et un Américain, ont vivement critiqué les mesures adoptées par le Japon après l’annonce de trois cas de vache folle (encéphalopathie spongiforme bovine, ESB), à l’automne dernier.

« Dire qu’il n’y a que trois cas c’est une plaisanterie, c’est comme l’Allemagne qui s’est mise à faire de vraies analyses après un premier cas et maintenant elle en a autant qu’en France (274) », a déclaré William Vidal, président d’Ecocert, après une présentation devant le club de la presse étrangère de Tokyo.

Ecocert est un organisme français de certification reconnu par l’Etat auquel se réfèrent les agriculteurs, les transformateurs de produits alimentaires, les importateurs et distributeurs pour obtenir la certification « organique ». Ecocert est le troisième plus grand certificateur du monde avec des milliers de clients dans plus de 75 pays.

M. Vidal, fermier spécialisé dans l’agriculture organique et Donald Nordeng, président de Qai Japan, filiale de l’Américain Qai, qui effectue aux Etats-Unis le même travail qu’Ecocert, ont affirmé devant la presse que le gouvernement japonais cherche à éviter l’apparition de multiples cas d’ESB. Ecocert et Qai vont créer dans les semaines à venir une société commune au Japon.

« En ce moment, les vaches laitières (trop âgées pour être productives) ne sont ni vendues, ni abattues, il n’y a donc pas de détection (pour savoir si elles ont l’ESB). Si on garde une vache de six ans et demi c’est que l’on veut seulement cacher le problème », a dénoncé M. Nordeng.

Selon un expert de l’ambassade d’Australie qui assistait à la conférence de presse, un total de 45.000 vaches serait concerné.

Source : AFP

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Ecocert

http://www.ecocert.com

Qai inc.

http://www.qai-inc.com/

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