Des gestes concrets pour optimiser l’utilisation des fumiers

Saint-Georges (Québec), le 4 juillet 2000 – Conscient des obligations et implications que comportent l’utilisation et la mise en valeur des engrais de ferme sur les terres agricoles au cours de l’été, M. Pierre Giguère, responsable de l’aménagement et du développement régional à l’UPA de la Beauce, affirme que la préoccupation environnementale se concrétise de jour en jour par diverses initiatives. À son avis, les actions des agriculteurs se réalisent tant sur une base individuelle que collective.







Jusqu’à maintenant, plus de 450 entreprises agricoles ont en main des plans agroenvironnementaux de fertilisation.


En Beauce, comme dans toute la région de Chaudière-Appalaches, les producteurs et productrices agricoles travaillent de façon à mettre à profit le savoir-faire en matière d’agriculture durable.

Sur le plan collectif, plus de 700 entreprises se sont regroupées au sein de 12 clubs-conseils en Chaudière-Appalaches. Supportés et conseillés par des agronomes, ces gestionnaires membres des clubs se donnent ainsi des moyens d’intervenir dans la conservation des sols et de l’eau, la réduction de l’utilisation des pesticides et la gestion des champs.

D’autre part, plusieurs producteurs agricoles de la région s’impliquent dans la gestion des fumiers en devenant membres de FERTIOR, Coopérative de gestion des surplus de fumiers. Cette coopérative vient de constituer en partenariat avec des intervenants du milieu une nouvelle entreprise – AGRIOR -. Le mandat que s’est donnée cette dernière vise à développer et mettre en marché des produits de fertilisation à valeur ajoutée à partir des volumes issus des secteurs agricole et municipal. Ces produits seront utilisés à des fins agricoles et horticoles. Les aspects novateurs de ce nouveau centre de valorisation sont de concentrer les éléments fertilisants contenus dans les fumiers et ainsi permettre leur exportation de la région à des coûts compétitifs aux engrais minéraux.

Soulignons aussi que les producteurs agricoles misent de plus en plus sur des outils agronomiques pour gérer, de façon optimale, leurs engrais de ferme. Jusqu’à maintenant, plus de 450 entreprises agricoles ont en main des plans agroenvironnementaux de fertilisation.

Des millions de dollars ont été investis par les entreprises agricoles au cours de la dernière année pour la construction de structures d’entreposage : 235 nouvelles structures en Chaudière-Appalaches.

Pour M. Giguère, les vitrines technologiques et les essais sur le terrain, qui sont en opération actuellement, contribueront à donner à l’agriculture régionale des moyens supplémentaires pour intervenir concrètement en agroenvironnement au cours des mois et années à venir.

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