Des prix basés sur les perceptions

Les prix des grains actuellement seraient le reflet d’une perception plutôt que de la réalité et le contexte actuel ne devrait pas mener aux prix records de 2007-2008. C’est ce qui ressort des commentaires récents de hauts dirigeants.

Dans une entrevue au Financial Times la semaine dernière, le secrétaire américain à l’Agriculutre, Tom Vilsak, a déclaré que les récentes augmentations des prix des grains ne mèneront pas aux prix que nous avons connus il y a deux ans.

Selon Tom Vilsak, l’actuelle flambée peut être attribuée à l’interdiction d’exportation en Russie, mais globalement, les stocks sont plus élevés aujourd’hui qu’il y a deux ans. Le marché devrait éventuellement se stabiliser, croit Tom Vilsak.

Les stocks de grain aux États-Unis sont en hausse. Selon le dernier rapport du USDA, les stocks de maïs sont en hausse de 2 % par rapport à l’an dernier.

Les hausses de prix récentes sont attribuables essentiellement à une perception, plutôt qu’à la réalité de la situation actuelle, a déclaré le p-d-g du U. S. Grain Council, Thomas C. Dorr.

La volatilité des marchés est une raison de plus de miser sur la science et l’innovation en agriculture, a soutenu Thomas C. Dorr. Dans l’avenir, les biotechnologies seront un outil important pour assurer au monde un approvisionnement en grains stable et de qualité, croit-il.

Pour sa part, Jacques Diouf, le directeur général de la FAO, a noté la semaine dernière que la réponse des marchés à l’interdiction d’exportation en Russie a été accentuée par la réaction de certains pays et par la spéculation.

Jacques Diouf a souligné que l’approvisionnement en grain est suffisant et que la récolte de cette année pourrait être la troisième plus importante de l’histoire.

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