Discussions sur les priorités rurales au Québec

Val-D’Or (Québec), 23 octobre 2003 – On a discuté d’un vaste ensemble de priorités concernant l’avenir des collectivités rurales, éloignées et nordiques du Canada lors de la dernière série de tables rondes tenues le 17 octobre dernier entre les dirigeants des collectivités et les représentants du gouvernement fédéral.

L’honorable Andy Mitchell, Secrétaire d’État (Développement rural) (Initiative fédérale de développement économique pour le Nord de l’Ontario) a présidé l’événement à Val-d’Or. Des représentants du milieu des affaires, des collectivités autochtones, des groupes jeunesse, du gouvernement et des organismes de développement économique ruraux et urbains se sont réunis pour discuter de quelle façon les collectivités peuvent s’adapter aux changements et élaborer des solutions pour faire face aux changements touchant les régions rurales du Canada.

Les discussions ont porté sur des sujets comme le développement des capacités des collectivités, les jeunes, l’infrastructure et l’entrepreneurship. Elles ont aussi aidé à définir les outils et les priorités stratégiques que le gouvernement du Canada peuvent soutenir pour aider les collectivités à s’adapter aux changements.

« Les personnes qui ont participé aux discussions ont formulé de nombreuses bonnes idées », a affirmé M. Mitchell. « Leurs suggestions et leurs commentaires nous aideront à élaborer les priorités qui amélioreront la qualité de vie de ces collectivités ».

Les participants ont déclaré que la table ronde était un instrument utile pour exprimer leurs idées sur la vie dans les régions rurales du Canada et sur l’avenir de leurs collectivités.

Johanne Jean, de Rouyn-Noranda, vice-recteur à l’enseignement de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue, a affirmé que le gouvernement fédéral doit montrer la voie et travailler avec nous pour inverser la baisse démographique. Si Montréal est le coeur de la province, alors les régions comme l’Abitibi-Témiscamingue sont les jambes et les bras, et nous avons besoin de toutes les parties pour nous développer.

Manon Richmond, agent de développement, Communauté anicinape de Kitcisakik, préconise une collaboration accrue concernant les priorités entre les Québécois des régions rurales. Elle ajoute : « Les quatre sujets de cet après-midi sont tous liés au développement économique. Je crois qu’il faut insister sur l’importance de la collaboration, en particulier avec les Premières Nations. Il faut partager avec les Premières Nations, embaucher de la main d’oeuvre autochtone et favoriser la création de nouvelles entreprises. ».

La table ronde de Val-d’Or faisait partie d’une série de tables rondes qui seront tenues à la grandeur du Canada au cours des mois à venir. Cette séance faisait partie du Dialogue rural, qui rassemble des Canadiens des régions rurales, éloignées et nordiques dans une discussion avec le gouvernement du Canada sur les possibilités, défis et priorités à venir. Depuis 1998, le Dialogue a rassemblé plus de 16 000 Canadiens qui ont saisi l’occasion d’aider le gouvernement à comprendre les problèmes locaux et régionaux et à y réagir. Ces commentaires ont contribué à façonner le programme du gouvernement du Canada pour les régions rurales.

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