Député libéral déçu qu’Ottawa ne se soit pas entendu avec des fermiers

Saint-Jean (Nouveau-Brunswick), 14 avril 2002 – Un député fédéral libéral du Nouveau-Brunswick s’est dit déçu qu’Ottawa n’ait pas pu trouver un règlement dans la poursuite intentée par des cultivateurs de pommes de terre de sa province qui accusent des tests fédéraux d’avoir dévasté leurs entreprises.

Andy Savoy avait fait campagne lors des élections fédérales de 2000 en s’engageant à résoudre le litige dit du PVY-n du nom d’un virus infectant les pommes de terre.

Deux années plus tard, il doit se contenter de se réjouir que le conflit évolue favorablement avec deux nouveaux rendez-vous devant les tribunaux le mois et l’été prochains.

« Oui, je suis déçu que cela n’ait pas pu être réglé hors cour, a déclaré M. Savoy. Cela a un immense impact dans ma circonscription et pour les agriculteurs de ma circonscription. Cela a duré suffisamment longtemps et je voudrais le voir réglé, sans délai ».

Un groupe de 182 agriculteurs du Nouveau-Brunswick ont passé la dernière décennie à tenter de faire porter sur le ministère fédéral de l’Agriculture la responsabilité de tests gouvernementaux menés au début des années 1990 et qui avaient signalé à tort la présence du virus PVY-n dans leurs pommes de terre.

La province avait alors dû interrompre ses exportations de semences de pommes de terre.

Un analyse générale a évalué la perte potentielle sur trois ans, entre 1991 et 1993, à 58 millions $ et certains agriculteurs soutiennent qu’avec les intérêts et les coûts juridiques le montant total des dommages est de 100 millions $.

Le mois prochain, une conférence de deux jours est prévue sur cette question, mais l’avocat des agriculteurs, John Friel de Moncton, ne se dit pas optimiste sur les chances d’arriver à des résultats tangibles ou d’écarter la nécessité d’un processus judiciaire qui se déroulera sur trois mois durant l’été.

Source : Presse Canadienne

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