Encore de la pluie

Publié: 5 juillet 2011

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Après un printemps frais et humide, place à un mois de juillet… frais et humide! Ne vous découragez pas : vous et vos cultures apprécierez que les températures demeurent un tout petit peu en dessous des moyennes au cours des prochaines semaines.

Joint au téléphone, le météorologue du Bulletin des agriculteurs, Frank Watson, nous a livré son pronostic estival, depuis sa station au Minnesota.

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Puisqu’il fait habituellement très chaud en juillet, des températures légèrement sous les moyennes procureront une sensation de confort, a-t-il expliqué. Du côté des précipitations, elles seront plus fortes que la moyenne et il faut s’attendre à plusieurs épisodes de pluie intense.

« Nous sommes dans un cycle humide », a indiqué Frank Watson.

Les petites pluies fréquentes, qui en ont frustré plusieurs pendant les semis, vont faire place à des orages avec des pluies fortes capables de générer des accumulations d’eau de trois à six centimètres en peu de temps. Des orages sont d’ailleurs prévus pour la plupart des régions du Québec mercredi.

« Il y aura de très bonnes averses, probablement avec des inondations en certains endroits », prévient le météorologue du Bulletin, précisant que c’est sur les régions de Montréal, de l’ouest de la Montérégie et de la vallée de l’Outaouais qu’il tombera le plus de pluie.

Quant au mois d’août, il sera chaud, avec des températures près des normales ou au-dessus des normales et des précipitations dans la moyenne.

Bref, ce ne sera pas un été de multiples canicules et nos cultures ne manqueront pas d’eau. « Je sais que plusieurs producteurs sont inquiets parce qu’ils ont semé tard, mais je pense qu’en juillet et août, les cultures vont réaliser un bon rattrapage », a déclaré Frank Watson.

Les cultures ont besoin d’une variété de conditions météorologiques, rappelle le météorologue. En juillet, elles seront bien servies, avec des alternances de soleil et de précipitations.

En bout de ligne, la saison de croissance 2011 sera tout à fait comparable à la moyenne des étés précédents, prédit Frank Watson. D’après ses observations des changements climatiques, les grandes variations entre les années ont surtout lieu l’hiver (janvier, février, mars).

« Nos étés ne varient pas autant que nos hivers. Il fait chaud, puis frais, mais c’est fascinant de voir qu’en fin de compte, nos étés tendent à s’équilibrer et à rester près des moyennes. »