Faits sur la maladie de la vache folle

Ottawa (Ontario), 22 mai 2003 – Avec la maladie de la vache folle qui risque de mettre en péril les bovins de l’Alberta, et sa cousine, la maladie débilitante chronique (MDC) ou encéphalopathie spongiforme des cervidés, qui menace les wapitis et les cerfs à l’état sauvage et en élevage partout dans les Prairies, les Canadiens se demandent si la viande rouge les rendra malades et si cela signifie la fin d’une exportation canadienne cruciale et d’un mode de vie pour des milliers de Canadiens.

Le Fonds international pour la protection des animaux (IFAW) a suivi et contrôlé les cas de MDC parmi les wapitis et les cerfs en élevage et à l’état sauvage depuis la découverte de la présence du virus au Canada en 2000.

Voici quelques faits sur le lien entre les deux maladies et l’incidence qu’elles pourraient avoir sur les Canadiens :

Précurseur : Les scientifiques ne connaissent tout simplement pas tous les aspects de ces maladies neurologiques complexes. On ne sait pas comment ces maladies sont transmises – parmi les animaux d’une même espèce et entre les espèces. Les experts ne savent pas si la MDC peut être transmise aux humains.

  • Un cerf atteint de la MDC a été retrouvé dans la même région que la vache qui a contracté la maladie de la vache folle, ou encéphalopathie spongiforme bovine (ESB).
  • La MDC et l’ESB appartiennent à un groupe de maladies connues sous le nom d’encéphalopathies spongiformes transmissibles (EST). Il existe plusieurs autres variantes de cette maladie : la tremblante du mouton, qui touche les moutons et les chèvres domestiques; et l’encéphalopathie transmissible du vison d’élevage.
  • La MDC chez les cerfs et les wapitis et la maladie de la vache folle chez les bovins sont des affections neurologiques contagieuses. Elles attaquent le cerveau et le système nerveux des animaux. Dans le cas de la MDC, les cellules du cerveau sont évidées et éventuellement, l’animal dépérit. L’ESB a un effet similaire – la vache maigrit, a un comportement étrange et finit par mourir.
  • Chez les humains, il existe des maladies qui sont également des EST. La maladie de Creutzfeldt-Jakob (MCJ) survient naturellement chez environ une personne sur un million dans le monde entier. Des variantes de la maladie de Creutzfeldt-Jakob (v-MCJ) ont été associées à l’importante épidémie de la maladie de la vache folle dans le cheptel de Grande-Bretagne. Plus de 100 personnes sont mortes de la MCJ en Europe.
  • On croit que les bovins contractent l’ESB en consommant de la nourriture contaminée par des produits contenant des protéines de ruminants infectés. Il y a également la possibilité que l’infection soit transmise par la mère.
  • Les experts croient que la MDC peut se propager par les matières fécales, l’urine ou de la mère à son rejeton.
  • Les deux maladies peuvent mettre des années à se manifester chez un animal infecté et elles sont très résistantes dans l’environnement.
  • A l’heure actuelle, il n’existe aucune preuve directe que la MDC présente un risque pour les humains. Toutefois, les autorités sanitaires recommandent que les humains évitent toute exposition aux agents infectieux de la MDC étant donné qu’elles continuent d’étudier les risques possibles pour la santé. Il a fallu plus de dix ans pour établir le lien entre l’ESB et la MCJ.
  • On n’a signalé aucun cas de transmission naturelle de la MDC d’un cervidé infecté à un bovin. Cependant, plusieurs enquêtes sont en cours pour approfondir cette question et l’Agence canadienne d’inspection des aliments a abattu plus de 10 000 wapitis, cerfs, bisons et bovins par mesure de précaution. Le gouvernement fédéral a versé près de 100 millions de dollars en indemnisation et autres coûts connexes.
  • En raison de la prolificité croissante de la MDC aux Etats-Unis et au Canada et étant donné que son lien avec l’ESB est pour l’essentiel méconnu, l’industrie des viandes scrute à la loupe les fermes à gibier en Alberta et en Saskatchewan. Il y a eu de nombreuses demandes d’interdiction des fermes à gibier.

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