Fièvre catarrhale ovine : la France modifie ses zones réglementées

Paris (France), 14 octobre 2006 – Une vache laitière d’un élevage de la Meuse a été identifiée comme infectée par le virus de la fièvre catarrhale ovine (FCO, ou maladie de la langue bleue) le 13 octobre 2006.

Le dépistage de l’animal est intervenu dans le cadre du contrôle systématique des bovins issus des périmètres interdits de 20 km autour des foyers français. Les analyses réalisées dans les laboratoires nationaux de référence du CIRAD(1) et de l’AFSSA(2) (2) ont confirmé la présence de la maladie. Le bovin avait quitté le 5 septembre son exploitation d’origine de Sivry-sur-Meuse pour une autre exploitation située dans le même département. Les autres bovins testés dans les cheptels de provenance et de destination sont séronégatifs. Aucun signe clinique de FCO n’a été observé dans ces cheptels.

Ce cinquième cas conduit la France à modifier le zonage déjà mis en place. Ainsi, en application de la directive 2000/75/CE, le périmètre interdit de 20 km autour des foyers a été étendu dans le département de la Meuse. Par ailleurs, les zones de protection (100 km de rayon autour du foyer) et de surveillance (50 km supplémentaires) ont été également revues (cf liste en annexe). Il convient de souligner que l’extension des zones réglementées tient compte également de la récente confirmation d’un foyer belge à proximité du département du Nord.

Au total, 16 départements sont aujourd’hui en zone réglementée. Conformément au droit communautaire, les mouvements des ruminants vivants (bovins, ovins, caprins…) et de leurs semences et embryons sont limités, voire interdits dans ces zones.

Cette maladie ne touche que les ruminants. Elle n’affecte pas l’homme et n’a strictement aucune incidence sur la qualité des denrées.

La situation sanitaire demeure relativement stable en France. Pour autant, les services vétérinaires restent très vigilants et maintiennent une surveillance renforcée.

Par ailleurs, le ministère appelle toujours les détenteurs de ruminants à notifier des symptômes suspects à leur vétérinaire.

Le dispositif de surveillance et les mesures en place seront réévalués au regard de l’évolution de la maladie.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Ministère de l’agriculture et de la pêche de la France
http://www.agriculture.gouv.fr

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