France : l’alimentation et l’énergie poussent l’inflation à la hausse en mai

Paris (France), 15 juin 2001 – Tirée par la hausse des prix de l’alimentation et de l’énergie, l’inflation a progressé de 0,7% en mai et de 2,3% sur douze mois, selon les chiffres provisoires communiqués mardi par l’INSEE. C’est la plus forte augmentation mensuelle depuis janvier 1987 et annuelle depuis juillet 1996.

Par comparaison, l’indice des prix à la consommation de l’ensemble des ménages français avait augmenté de 0,2% en mai 2000, et de 0,5% en avril dernier, avec un glissement annuel de 1,8%.

Au vu de ces résultats dont il a souligné qu’ils étaient « atypiques » étant donnée notamment l’influence des mauvaises conditions météorologiques de ces derniers mois, le gouverneur de la Banque de France Jean-Claude Trichet a estimé mardi qu’il fallait « rester vigilant ». En 2002, l’inflation devrait d’après lui pouvoir être ramenée en-deçà des 2,0%, l’objectif fixé par la Banque centrale européenne (BCE).

Selon l’Institut national de la statistique, la hausse de 9,1% des produits frais (+14,6% sur 12 mois), nettement plus marquée que l’an dernier surtout pour les fruits et légumes, a pesé de tout son poids dans la balance de l’alimentation, qui grimpe de 1,7% (+0,6% hors produits frais) en mai, soit +6,1% sur les douze derniers mois.

Pour ce qui est de l’énergie (+3,1% en mai; +3,7% sur 12 mois), ses prix ont augmenté sous l’influence des produits pétroliers (+3,5%; +2,3%) et du gaz de ville (+0,9% en mai), dont les prix sont révisés chaque année à cette époque.

Les prix des produits manufacturés progressent quant à eux de 0,2%, malgré la stabilité des prix des produits de santé et une baisse de 0,1% de ceux de l’habillement et des chaussures, mais avec une hausse de ceux des automobiles neuves pour le deuxième mois consécutif.

En progression aussi, quoique modérée, les prix des services (+0,1%), sous l’effet de hausses saisonnières. Ceux des loyers, de l’eau et de l’enlèvement des ordures ménagères gagnent ainsi 0,1%, tandis que l’indice reste stable pour les services de santé. On observe même un repli de 0,3% pour les transports et les communications, conséquence de diminutions saisonnières des prix des transports aériens et de la baisse des tarifs des communications téléphoniques.

Source : AP

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