Greenpeace : l’Île-du-Prince-Édouard doit dire non aux OGM

Charlottetown (Québec), 15 septembre 2005 – Greenpeace a soutenu, devant le comité sur l’agriculture et l’environnement de l’Assemblée législative de l’Ile-du-Prince-Edouard, que la province doit devenir un territoire sans organismes génétiquement modifiés.

Greenpeace estime que la tenue de consultations publiques sur lesorganismes génétiquement modifiés (OGM) à l’Ile-du-Prince-Edouard (I-P-E) estun excellent premier pas dans la bonne direction. En vertu du principe deprécaution, Greenpeace s’oppose à la libération d’OGM dans l’environnementparce qu’ils risquent de réduire la biodiversité.

Eric Darier de Greenpeace explique : « La meilleure façon d’appliquer leprincipe de précaution, c’est de faire de toute l’île un territoire sans OGMpuisqu’il n’a jamais été démontré que les plantes ou le saumon génétiquementmodifiés étaient sans danger pour l’environnement ou la santé humaine etanimale. Et comme le gouvernement fédéral n’a pas pris ses responsabilitésface aux OGM, les provinces doivent faire leurs propres lois si elles veulentprotéger l’environnement, leurs sources d’alimentation et leurs citoyens. »

Le gouvernement fédéral n’a toujours pas rendu obligatoire l’étiquetagedes produits contenant des OGM, il n’a pas encore signé le Protocole sur labiosécurité et, pire encore, il n’a jamais commandé d’études scientifiquesindépendantes et approfondies concernant les effets des OGM surl’environnement, la santé ou la biodiversité.

« La demande pour les produits sans OGM est une tendance lourde àl’échelle mondiale, ajoutait Darier. En faisant de son territoire une zonesans OGM, l’I-P-E protégerait non seulement l’environnement, mais aussi sesmarchés, notamment dans le secteur des produits agricoles et de la pêche. Lamajorité des habitants de l’Ile, et des Canadiens, sont d’accord pourtransformer la province en zone sans OGM. Il est rare de voir qu’une politiques’avère bonne pour l’environnement, bonne pour les cultivateurs,économiquement rentable et qu’elle soit en plus endossée par le grand public. »

Greenpeace a demandé à Léger Marketing et à Corporate Research Associatesde réaliser un sondage sur les OGM en février dernier. Résultat : si on met decôté les indécis, 58 % des répondants souhaitent que leur propre provincedevienne une zone sans OGM. A l’I-P-E, cette proportion s’élève à 62 %.

Greenpeace croit fermement que l’I-P-E doit :
1. Cesser de cultiver des plantes génétiquement modifiées sur son territoire.
2. Cesser des nourrir les animaux avec des OGM.
3. Refuser d’autoriser le développement et la commercialisation des poissons génétiquement modifiés, notamment le saumon.
4. Instaurer un programme d’étiquetage obligatoire des produits contenant des OGM, comme en Europe.
5. Adopter des politiques pour favoriser l’agriculture écologique et le développement durable.
6. Publiciser le fait que l’I-P-E est une zone sans OGM et encourager les autres gouvernements à faire de même.

Greenpeace invite les Canadiens à continuer d’appuyer l’I-P-E afinqu’elle devienne une zone sans OGM en écrivant au premier ministre de laprovince via le site suivant :www.greenpeace.ca/e/campaign/gmo/depth/pei_ge_free/index.php

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Greenpeace Canada
http://www.greenpeacecanada.org/

Commentaires