Horticulture : la culture des bulbes progresse en France, les fleurs coupées reculent

Paris (France), 1er mai 2003 – Star du 1er mai, le muguet se classe en bonne position derrière la rose, qui reste la fleur coupée la plus produite en France. Mais dans l’Hexagone, c’est la culture des bulbes qui gagne désormais du terrain, selon les résultats du recensement de l’horticulture ornementale et des pépinières 2001, publiés dans la publication « Agreste Primeur », éditée par le ministère de l’Agriculture.

Moins d’exploitations, mais plus de surfaces: cette enquête a permis de dénombrer près de 11 000 producteurs (-29% par rapport à 1989) qui cultivent plus de 21 000 hectares (+5%) de fleurs, plantes ornementales et plants de pépinières.

Les effectifs des exploitations, qui ont diminué de 29% en 12 ans, baissent toutefois à un rythme moins soutenu que ceux de l’ensemble des exploitations agricoles. Le secteur horticole est d’ailleurs « gourmand en main-d’oeuvre », avec plus de quatre emplois à temps plein en moyenne par exploitation. Autre spécificité, les horticulteurs font des études plus longues que les autres agriculteurs: 13% ont suivi une formation agricole secondaire longue et autant une formation supérieure.

Soumis à une « rude concurrence internationale » et « très exposés à la pression immobilière » car cultivés en zones urbanisées, les fleurs et feuillages coupés français connaissent le repli le plus marqué: le nombre de producteurs a reculé de 44% et les superficies brutes de 6%.

Le Sud-Est concentre l’essentiel de la production, les départements du Var et des Alpes-Maritimes représentant à eux seuls 620 des 1720 hectares de superficies développées (comptées autant de fois qu’elles sont utilisées) cultivées en France. En Ile-de-France, les superficies développées diminuent aussi de 40% alors qu’elles progressent dans les Pays-de-la-Loire et la Bretagne ainsi que dans les Pyrénées-Orientales. Reine de la production, la rose: 230 millions ont été produites en 2001 sur 300 hectares de superficies développées essentiellement sous serre. Deux roses sur cinq viennent du Var. Le muguet, lui, reste nantais à 90%.

Le recul des fleurs coupées s’accompagne d’une progression des bulbes, dont la production est passée de 200 à plus de 500 millions, tandis que la surface où ils sont présents, 1.300 hectares, a pratiquement doublé depuis le précédent recensement de 1989.

Un tiers de la production vient de Gironde mais la culture s’est surtout étendue dans les Landes. Les producteurs aquitains travaillent sous contrat avec des entreprises hollandaises, qui ont trouvé des sols et un climat favorables dans la région. En tête des bulbes, le lis devance tulipe, glaïeul, dahlia, jacinthe et narcisse….

Enfin, malgré la baisse du nombre de producteurs, surfaces et productions de plantes en pot augmentent, mais la hausse reste limitée aux plantes fleuries, comme le géranium ou le cyclamen, plutôt qu’aux plantes vertes.

Du côté des pépiniéristes ornementaux, fruitiers et forestiers, c’est la stabilité, avec une surface cultivée d’un peu plus de 14 000 hectares. Le Maine-et-Loire, qui abrite plus de la moitié des rosiers français, se classe en tête des départements par l’étendue de ses pépinières.

Source : AP

Commentaires