« Il faut un poids lourd à la tête du ministère de l’Agriculture » – Mario Dumont

Laurier-Station (Québec), 27 avril 2004 – S’adressant à 175 agriculteurs de Lotbinière et de la Beauce, le chef de l’Action démocratique du Québec, Mario Dumont, a affirmé que l’un des problèmes du secteur agricole est que, depuis trop longtemps, les gouvernements placent à la tête du ministère de l’Agriculture des ministres novices et sans expérience.

Selon monsieur Dumont, « les gouvernements précédents nommaient desdéputés d’expérience au poste de ministre de l’Agriculture. Maintenant, onplace des poids lourds avec de l’expérience dans d’autres ministères, mais lespoids plumes se retrouvent en agriculture. Cela a pour effet de causer desdéséquilibres entre les titulaires de secteurs qui devraient plutôt seconcilier et collaborer. »

L’agriculture doit redevenir un secteur géré en croissance plutôt qu’endécroissance comme c’est le cas actuellement. Il a mentionné que non seulementles gouvernements doivent trouver des solutions pour régler les problèmes dece secteur, mais ils doivent aussi chercher des avenues qui en feront ànouveau un secteur en croissance.

Afin d’améliorer la situation agricole du Québec, le chef adéquiste aaussi insisté sur ce qu’il a qualifié l’approche des trois « R ». « Le premier”R” est celui du revenu. Comment voulez-vous développer une industrie si lesrevenus ne sont pas au rendez-vous? Nous devons mettre en place des moyensd’accroître les revenus des agriculteurs. » a indiqué monsieur Dumont. A titred’exemple, le chef de l’ADQ a mentionné qu’en acériculture la mise en marché àl’étranger devait être améliorée, ce qui aurait pour effet d’améliorer lasituation des acériculteurs.

Pour Mario Dumont, il faut mettre tout en oeuvre pour favoriser la relèveagricole qui représente le second « R » « Les programmes d’aide aux jeunesagriculteurs sont désuets et il est pratiquement impossible pour un jeuneentrepreneur de démarrer une nouvelle production. Il faut donc pallier aumanque de relève en permettant aux jeunes agriculteurs de financer leurentreprise. » a-t-il indiqué. Dans le domaine de la relève en productionlaitière, le chef de l’ADQ souligne que cette industrie est très touchée parla difficulté des agriculteurs à faciliter le transfert de quotas de lait.

Le dernier « R » est celui du réalisme. « Au Québec, les gouvernements onttoujours aimé lancer des intentions et des principes afin d’améliorerl’industrie, mais en ont souvent donné la responsabilité aux autres. On imposeune réglementation toujours plus sévère, mais on n’injecte pas les capitauxqui permettraient aux agriculteurs de s’y conformer. Ceci fait que l’on refileencore une fois la facture à l’industrie, ce qui diminue les revenus et nuit àl’arrivée de la relève. » a indiqué monsieur Dumont.

En conclusion, le député de Rivière-du-Loup a souhaité que lesentreprises agricoles, qui sont étouffées par une multitude de règlements,lois et formulaires, se voient traitées comme des PME à part entière et qu’onleur laisse la latitude dont elles ont besoin pour retrouver leur lustred’autrefois. « Certains problèmes de l’agriculture sont en fait les problèmesde toutes les PME québécoises qui sont étouffées par des normes trop stricteset par un lot de paperasse et de permis à n’en plus finir. » a-t-il conclu.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Action démocratique du Québec (ADQ)
http://www.adq.qc.ca/

Ministère de l’agriculture des pêcheries et de l’alimentation du Québec (MAPAQ)
http://www.agr.gouv.qc.ca/

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