Japon: entrée en vigueur de l’interdiction d’utiliser les farines carnées

Tokyo (Japon), 4 octobre 2001 – L’interdiction d’utiliser les farines carnées est entrée en vigueur jeudi au Japon et s’applique aussi bien aux importations de ces produits donnés en nourriture animale qu’à la production locale.

Il s’agit d’une mesure temporaire décidée après la découverte le 10 septembre d’un premier cas de maladie de la vache folle — encéphalopathie spongiforme bovine — au Japon, le premier aussi en Asie, a précisé le ministère de l’Agriculture.

Le ministère de la Santé mettra en place de son côté des tests systématiques sur les vaches destinées à l’abattage dans 117 centres d’inspection de la viande à partir du 18 octobre et a en attendant suspendu les abattages. Les tests menés avec des systèmes européens devraient concerner un million de bovins sur le total de 1,3 million abattu chaque année car les vérifications concerneront les animaux de 30 mois ou plus.

Après avoir minimisé pendant des années le risque d’un déclenchement de la maladie au Japon, Tokyo a annoncé le 10 septembre que le tissu cérébral d’une vache laitière Holstein d’un élevage de Chiba, près de Tokyo, avait répondu positivement à un test sur l’ESB. La présence de la maladie a été confirmée ensuite par un institut de recherche britannique.

Le ministère de l’Agriculture qui avait dans un premier temps affirmé que la carcasse de l’animal avait été détruite a dû reconnaître récemment qu’elle a été utilisée pour produire de la farine animale vendue à des éleveurs de porcs ou poulets. Le ministère a affirmé que l’interdiction de production et importation ne signifie pas que ces farines soient la source de la contamination.

Les éleveurs pénalisés par le ralentissement de l’abattage des bovins recevront des indemnisations du gouvernement.

Mais la découverte de la maladie inquiète fortement la population et a incité 11.203 écoles publiques élémentaires et collèges, soit 36,3% des écoles publiques au niveau national, à supprimer le boeuf et le lait de leurs menus quotidiennes, selon le ministère de l’Education.

Source : AFP

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