Le premier semestre 2020 au 2e rang des plus chauds jamais enregistrés

Le 1er semestre 2020 a été le 2e plus chaud à l’échelle de la planète, avec une anomalie de température de +1,12 °C juste derrière janvier-juin 2016, selon les données de la NASA. Les températures moyennes de janvier à juin 2020 ont été les deuxièmes plus chaudes jamais enregistrées, près de 2 ° C au-dessus de la moyenne du XXe siècle. Certaines régions de la planète ont surchauffé jusqu’à présent en 2020.

Les anomalies de température au premier semestre ont été particulièrement marquées en Europe, en Asie et en Amérique du Sud.

En Europe, la première moitié de l’année 2020 est la plus chaude jamais observée en température moyenne selon les données Copernicus C3S, avec une anomalie de température de +1,73°C, devant 2007 et 2014. Le premier semestre est également record en Amérique du Sud et en Asie, en raison non seulement des fortes anomalies dans les zones tropicales, mais notamment aussi en Sibérie.

Selon la NOAA, il est garanti déjà que l’année 2020 figurera parmi les cinq plus chaudes déjà enregistrées. L’année en cours a d’ailleurs 35% de chances de détrôner 2016 comme étant l’année record à ce chapitre.

Depuis janvier, chacun des mois a soit détenu le 1er ou le 2e rang des mois les plus chauds. Seul juin arrive en troisième place.

Plus précisément pour juin 2020, les températures mondiales étaient de 0,92 ° C (1,66 ° F) au-dessus de la moyenne du XXe siècle, faisant de juin 2020 le 44e juin consécutif et le 426e mois consécutif avec des températures supérieures à la moyenne. Les sept juin les plus chauds se sont tous produits au cours des sept dernières années, un fait corroborant le réchauffement climatique causé par l’homme.

Le graphique montre les anomalies mensuelles de la température mondiale de janvier à juin 2020. Les anomalies de température indiquent à quel point les températures normales (définies comme la moyenne 1981-2020) étaient différentes dans le monde. Les couleurs rouges reflètent les zones qui étaient jusqu’à 6 °C plus chaudes que la moyenne, et les couleurs bleues représentent les endroits qui étaient jusqu’à 6 °C plus froids que la moyenne. En bref, la chaleur a dominé durant les six premiers mois.

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Selon la NOAA, le refroidissement dans certaines régions du globe en juin dénote la présence du phénomène La Niña.

 

à propos de l'auteur

Journaliste

Céline Normandin

Céline Normandin est journaliste spécialisée en agriculture et économie. Elle collabore également au Bulletin des agriculteurs.

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