La Financière agricole du Québec – Un bon départ, estime l’UPA

Longueuil (Québec), le 29 juin 2000 – « Même si elle n’est encore qu’en gestation, ” la Financière agricole du Québec ” annoncée par le gouvernement pourrait fort bien se matérialiser comme cet outil indispensable au développement du secteur agricole québécois et correspondant davantage aux besoins des producteurs et productrices agricoles. Le départ est très bon, l’enthousiasme est de mise ».







La création d’un tel instrument, d’expliquer le président de l’UPA, va permettre d’intégrer tous les outils financiers actuels sous une même bannière et d’en optimiser l’utilisation pour les entreprises agricoles.


Tel est le commentaire qu’a exprimé aujourd’hui le président de l’Union des producteurs agricoles (UPA), M. Laurent Pellerin, au terme de deux rencontres de discussions intenses avec les hautes instances gouvernementales pour définir les contours de la future « Financière agricole du Québec. » Cette dernière initiative a de fait franchi une étape importante, le 16 juin dernier, avec le dépôt, à l’Assemblée nationale, d’un projet de loi visant à regrouper sous une même entité la « Société de financement agricole » et la « Régie des assurances agricoles du Québec. »

Rappelons que c’est à Saint-Hyacinthe, il y a deux ans, lors de la « Conférence sur l’agriculture et l’agroalimentaire, » que les décideurs du secteur et du gouvernement étaient convenus de la nécessité de définir un nouvel outil de développement agricole où producteurs et productrices joueraient un rôle significatif et prépondérant en partenariat avec l’Etat. « C’est toujours ce que nous recherchons, de préciser M. Pellerin, et c’est ce que nous croyons avoir trouvé au terme de nos plus récentes discussions avec le gouvernement ».

La création d’un tel instrument, d’expliquer le président de l’UPA, va permettre d’intégrer tous les outils financiers actuels sous une même bannière et d’en optimiser l’utilisation pour les entreprises agricoles. Mais le plus important, a-t-il poursuivi, c’est qu’il générera une toute nouvelle dynamique de développement et faire office de levier pour mieux relever le défi d’un secteur agricole québécois qui, à travers les aléas de la mondialisation, doit garder le cap sur un modèle de développement qui nous est propre, centré sur des entreprises aux dimensions humaines, propriétés des gens d’ici.

Dans cette veine, la « Financière agricole du Québec » introduira un nouveau et véritable partenariat d’affaires avec le secteur agricole, puisque la société sera gérée conjointement par le gouvernement, les producteurs et les productrices agricoles. « Il est plus que légitime, d’insister M. Pellerin, que les premiers concernés aient leur mot à dire non seulement sur la gestion mais aussi quant à l’élaboration des orientations et programmes que va se donner la nouvelle société. Nous y tenons mordicus, avons-nous signifié au gouvernement s’il veut d’un partenariat durable avec le monde agricole ».

L’UPA considère que le projet d’entente qu’elle a en mains à l’heure actuelle comporte suffisamment d’éléments positifs pour faire l’objet d’une tournée d’information/consultation auprès de ses membres dès cet automne, avant que le gouvernement n’entame lui-même des consultations parlementaires sur le sujet. « Il est clair, de conclure M. Pellerin, qu’un projet de levier économique en agriculture pour et en partenariat avec les agriculteurs est primordial, et celui-ci doit être mobilisateur et « visionnaire » si on veut en faire une condition gagnante du développement de notre secteur agricole ».

La « Financière agricole du Québec » est le second jalon du projet de modernisation des outils financiers du secteur agricole. On se rappellera qu’une première étape avait été franchie le printemps dernier, lors du dépôt du budget du Québec. Le ministre des Finances avait alors annoncé l’octroi aux instruments de financement (sécurité du revenu et assurances agricoles) d’une enveloppe budgétaire prédéterminée de 2,1 milliards de dollars étalée sur sept ans, à raison de 300 millions de dollars par année, répondant ainsi aux revendications du milieu, qui réclamait un horizon de planification financière empreint d’une plus grande stabilité à long terme.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Union des producteurs agricoles (UPA)

http://www.upa.qc.ca/

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