La grippe aviaire a frappé 45 pays, selon le coordonnateur de l’ONU sur le dossier

Nation Unies, 26 avril 2006 – La souche virulente H5N1 de la grippe aviaire a frappé 45 pays, tué plus de 100 humains, provoqué la mort de 200 millions de volatiles et plongé dans la pauvreté des millions de petits producteurs de volaille, a déclaré le docteur David Nabarro, coordonnateur de l’ONU pour la grippe aviaire, notant que le virus semblait se répandre rapidement.

De 2003 à 2005, le H5N1 a été signalé dans 15 pays, mais depuis le début de l’année 2006, il s’est rapidement propagé à 30 nouveaux pays, avec des épizooties importantes en Turquie, Irak, Israël, Gaza, Egypte, Afghanistan, Pakistan, Birmanie, Inde, Nigeria, Niger, Cameroun et Burkina Faso.

On a connaissance de plus de 200 humains frappés par le H5N1, mais en fait, il en a sans doute contaminé « beaucoup, beaucoup plus », a précisé cet expert de l’OMS (Organisation mondiale de la Santé) désigné en septembre 2005 pour organiser la réponse internationale à la grippe aviaire.

Le H5N1 « pourrait être la cause de la prochaine pandémie humaine », a ajouté le docteur Navarro, rappelant que ce virus était très similaire à celui qui causa la grande épidémie de 1918, qui fit 40 millions de morts.

« Nous ne savons pas s’il le sera, et s’il l’est nous ne savons pas quand, nous ne savons pas où l’épidémie débutera, et nous ne savons pas combien de personnes seront concernées », a-t-il expliqué. Quoi qu’il en soit, « nous devrions préparer le monde à une pandémie », a-t-il ajouté, rappelant que le virus devrait subir deux ou trois mutations pour devenir peut-être transmissible d’homme à homme.

Il a déploré le « démantèlement régulier des services de santé publique dans le monde ces 30 dernières années ». Et également souligné la nécessité d’améliorer les services vétérinaires, eux aussi négligés, alors que « 70% des maladies émergentes et contagieuses dans noter monde d’aujourd’hui viennent des animaux ». « Cela veut dire que les animaux sont un réservoir potentiel de menaces majeures sur notre santé », a-t-il conclu.

Source : AP

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Organisation mondiale de la santé (OMS)
http://www.who.int/

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