La grippe aviaire est « endémique » en Asie du Sud-Est et « inévitable » en Europe

Londres (Royaume-Uni), 5 janvier 2006 – La grippe aviaire est tellementrépandue dans les avicultures de bon nombre de pays de l’Asie du Sud-Estqu’elle est endémique et qu’il sera difficile de l’éradiquer dans les dix prochaines années, selon un nouveau rapport d’Informa intitulé « Avian Flu: Therole of animal health companies in its control and eradication » (grippeaviaire : le rôle des sociétés de santé animale dans la lutte contre cettemaladie et dans son éradication). De plus, le rapport indique clairement qu’ilest presque certain que la maladie se répandra aux avicultures de l’Europe en2006.

« L’élevage de canards artisanal est très répandu en Asie du Sud-Est, etces avicultures constituent un réservoir idéal pour le virus de la grippeaviaire », selon l’auteur du rapport, Richard Bowles. « Un grand nombre de paystrouvent également difficile de mettre en oeuvre des mesures efficaces debiosécurité. Leurs services vétérinaires gouvernementaux ne disposent que deressources insuffisantes et les avicultures locales dans les régions ruralessont principalement des élevages artisanaux pour consommation personnelle ouvente aux marchés locaux. Il s’avère donc impossible d’éradiquer la maladiedans les régions éloignées des pays plus démunis, notamment en Indonésie, auVietnam, en Thailande et en Chine. »

Par conséquent, selon la conclusion du rapport, bon nombre de ces pays setrouveront dans l’impossibilité d’éradiquer la maladie dans les dix prochainesannées puisque l’élevage de canards artisanal constituera une source deréinfection dans les régions où le virus a été éradiqué par éliminationgénétique.

La grippe aviaire est également susceptible de se répandre vers l’ouest,de Asie du Sud Est vers l’Europe, en 2006, la source d’infection la plusprobable étant les oiseaux migrateurs. L’aviculture européenne au complet seraà risque, et la volaille en liberté sera particulièrement vulnérable.

En outre, plus l’épidémie actuelle de grippe aviaire durera longtemps,plus il y aura de risques que le virus se transmette à d’autres espèces etinfecte les êtres humains, ce qui créerait une véritable pandémie.

Moyens de contrôle
Les principaux moyens de défense à la fois en Europe et en Asie du Sud-Est sont la surveillance et la biosécurité. Des mesures sont prises afin decerner de nouvelles épidémies aussitôt que possible et on appliquel’élimination génétique des avicultures infectées et à risque. Lescultivateurs britanniques sont dont inquiets de voir les événements de 2001 serépéter puisqu’on avait à l’époque procédé à l’élimination génétique et àl’incinération d’un grand nombre d’animaux d’élevage (surtout du bétail) afinde lutter contre la fièvre aphteuse et l’éradiquer.

Il existe des vaccins contre la grippe aviaire, mais la vaccination àgrande échelle rend la confirmation de l’éradication difficile, ce qui peutentraîner la perte des marchés d’exportation. Dans la plupart des paysoccidentaux, la méthode privilégiée pour lutter contre la maladie estl’élimination génétique. La Chine, qui n’a pas réussi à éradiquer le virus parcette méthode, a opté pour la vaccination à l’échelle nationale de sesavicultures, ce qui signifie que 14 milliards d’oiseaux devraient êtrevaccinés en 2006. Cependant, cette stratégie comporte des risques et certainsdoutes entourent sa faisabilité. « Un programme de vaccination à l’échellenationale peut augmenter les risques d’infection puisque les équipes devaccination se déplacent d’une ferme à l’autre et, dans les régions rurales,de village en village, transportant le virus sur leurs vêtements et dans leuréquipement », indique l’auteur du rapport. « On doute également de la capacitédu gouvernement de mener à bien ce projet en raison d’un manque éventuel depersonnel qualifié et de réserves de vaccins. Le programme de vaccinationnational pourrait devenir un programme régional plus ciblé, le gouvernementchinois étant susceptible de rencontrer des difficultés pour atteindre sonobjectif de vacciner 14 milliards d’oiseaux ».

L’information contenue dans ce communiqué de presse provient du rapportd’Animal Pharm intitulé Avian Flu: The role of animal health companies in itscontrol and eradication, publié en janvier 2006 par Animal Pharm Reports,division d’Informa, au prix de 395 GBP ou 830 $. Pour obtenir de plus amplesrenseignements, veuillez communiquer avec Lucie Mazoit au +44-(0)20-7017-6850.

Commentaires