La grippe aviaire refait aussi surface au Cambodge

Phnom Penh (Cambodge), 22 septembre 2004 – Un nouveau foyer de grippe aviaire a été détecté dans un élevage de poulets d’une province voisine de Phnom Penh, a annoncé à l’AFP un haut responsable du ministère de l’Agriculture du Cambodge, pays déjà été touché par l’épizootie en début d’année.

Le Cambodge est le 6e pays d’Asie à faire état d’une résurgence du virus mortel parmi les volailles ces dernières semaines, après une accalmie de quelques mois.

« Nous avons trouvé un nouveau foyer de grippe aviaire, de virus H5N1, dans la province de Kandal », a déclaré San Vanthy, du ministère de l’Agriculture.

Les 4500 poulets de l’élevage familial contaminé ont tous été tués ou sont morts du virus, a précisé Lim Pak, un responsable vétérinaire du ministère de l’Agriculture. Ces volailles, d’un mois, avaient été achetées dans un élevage de la même province appartenant au géant agro-alimentaire thaïlandais Charoen Pokphand (CP).

« Nous avons testé dix échantillons et les résultats ont tous été positifs », a dit Lim Pak. L’élevage infecté se trouve à seulement six km à l’est de Phnom Penh.

Le ministre de l’Agriculture Chan Sarun a ordonné mardi une quarantaine dans un rayon de 3 km autour de l’élevage pour une période d’au moins 30 jours.

Le Vietnam, la Malaisie, la Thaïlande, la Chine et l’Indonésie ont fait état de la réapparition de foyers de grippe dite « du poulet » depuis juillet, après la première vague qui avait tué 16 personnes au Vietnam et huit en Thaïlande et sinistré l’industrie de la volaille de ces deux pays d’Asie du Sud-Est.

Depuis le Vietnam a confirmé à la fin août la mort de trois nouvelles personnes et la Thaïlande un décès supplémentaire, début septembre.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a averti que la grippe aviaire allait provoquer davantage de décès, alors qu’il est clair que les derniers mois n’ont constitué qu’un répit et que le virus mortel refait surface en Asie.

Le Cambodge avait fait état de 12 foyers pendant la première vague mais d’aucun cas de contamination humaine, en dépit de ses frontières communes avec le Vietnam comme la Thaïlande.

Les experts estiment toutefois que le peu de ressources disponibles dans l’un des pays les plus pauvres du monde et la dispersion de millions de poulets au sein de l’habitat humain pourraient faire que de nombreux cas de contamination ne soient pas détectés.

Arguant d’une situation dans la région restant « globalement peu claire », la Commission européenne avait décidé le 15 septembre de prolonger jusqu’au 31 mars 2005 son embargo sur les importations de viande de volailles et d’oiseaux de compagnie en provenance de pays d’Asie touchés: la Thaïlande, le Cambodge, l’Indonésie, le Japon, le Laos, le Pakistan, la Chine, la Corée du sud, le Vietnam et la Malaisie.

Source : AFP

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Organisation mondiale de la santé (OMS)
http://www.who.int/

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