La phacélie, future vedette des cultures de couverture?

PHOTO : University of Delaware

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On l’utilise comme culture de couverture depuis 40 ans en Europe. Il s’agit pourtant d’une plante nord-américaine, qui ne demande qu’à être réintroduite dans nos champs.

La phacélie pourrait effectivement se faire une place, comme culture de couverture implantée en fin d’été, après une récolte de culture principale.

Cette plante a l’avantage d’être ni une céréale, ni une oléagineuse. Elle est de la famille des hydrophyllacées.

Elle aurait un effet conditionneur très intense sur les dix premiers centimètres du sol, contribuant à l’agrégation des particules, faisant en sorte que la granulométrie ressemble à celle des meilleurs sols. Par contre, il ne faut surtout pas s’attendre à ce que ses racines travaillent le terrain en profondeur.

La phacélie aime le climat frais, pousse rapidement et peut atteindre 120 cm en quelques mois. Elle a une très bonne tolérance au froid ; elle peut survivre à des températures de jusqu’à -6 degrés C.

Tel que le rapporte le magazine Coutry Guide, le producteur Friedhelm Hoffmann, en Ontario, a fait essai de la phacélie à grande échelle en 2014, en alternative à l’orge comme culture de couverture après des récoltes de légumes.

Selon M. Hoffmann, la phacélie serait très bonne pour prélever les nitrates, absorbant jusqu’à 90 unités d’azote. Comme elle ne survit pas l’hiver, il se demande à quel moment ces nitrates sont relâchés.

Abeilles

La floraison automnale de la phacélie serait un régal pour les abeilles. En Ontario, on y voit même un moyen de réconcilier agriculteurs et apiculteurs. La floraison dure très longtemps et elle se produit à un moment où il ne reste plus beaucoup d’autres fleurs pour les abeilles.

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