L’A.R.E.Q. demande au gouvernement du Québec l’imposition d’un moratoire sur l’augmentation du cheptel porcin

Québec (Québec), 16 décembre 2005 – Les membres du Conseil d’administration de l’Association des retraitées et retraités de l’enseignement du Québec (A.R.E.Q.), réunis à Québec, ont adopté une résolution demandant au gouvernement du Québec d’imposer un moratoire concernant l’augmentation du cheptel porcin. De plus, les dirigeants de l’A.R.E.Q. demandent la révisioncomplète du système agricole du Québec en s’inspirant des nouvelles formes deproduction agricole qui ont cours au sein de certains pays européens qui ontatteint, avant le Québec, un haut niveau de saturation, notamment la France,la Belgique, le Danemark et l’Angleterre, comme le souligne Hugo Latulippedans Bacon le livre.

Cette résolution a été adoptée à la suite de la levée du moratoireexistant sur l’industrie porcine par le gouvernement du Québec, le 15 décembredernier, et à la suite des constats alarmants pour la santé publique qui ontété faits au cours des dernières années en rapport avec cette industrie.

A titre d’exemple, mentionnons que, malgré l’imposition d’un moratoire en2002 par le gouvernement, le nombre de porcs a augmenté de plus de 700 000 têtes. Une des conséquences de cette augmentation est une productionencore plus importante de lisier (mélange d’eau et d’excréments). Ce lisierétant mélangé à de grandes quantités d’eau devient plus liquide et donc plusfacile à épandre ce qui augmente d’autant les possibilités de contamination del’eau potable et de la nappe phréatique et, en corollaire, augmente lesrisques pour la santé des citoyens. On estime que 40 % des puits d’eau privésseraient contaminés à cause de cette industrie, soit par les nitrates ounitrites, soit par les pesticides, soit encore par les micro-organismes.

La présidente de l’A.R.E.Q., madame Mariette Gélinas, a tenu à soulignerque « devant un constat aussi inquiétant, le temps est venu de se penchersérieusement sur cette industrie avant qu’il ne soit trop tard. La santépublique, estime madame Gélinas, doit primer sur la production de masse ».Madame Gélinas a également tenu à rappeler la maxime de Saint-Exupéry àl’effet que « on n’hérite pas la terre de nos parents, on l’emprunte à nosenfants ».

L’A.R.E.Q. regroupe plus de 47 500 membres répartis dans toutes lesrégions du Québec. Créée en 1961 par Laure Gaudreault, l’Association contribueà la promotion des droits des femmes et des hommes retraités en exigeant ledroit de vieillir dans la sécurité et dans la dignité et en travaillant audéveloppement d’une société plus égalitaire et plus démocratique.

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