La rémanence des herbicides

Tous les herbicides ont une certaine rémanence, qu’ils touchent le sol ou qu’ils touchent directement les mauvaises herbes ciblées lors de l’application.

La rémanence correspond à l’action de l’herbicide qui perdure dans le sol et qui pourrait nuire aux cultures principales, notamment lors d’un resemis. Chaque type d’herbicide a une rémanence plus ou moins longue, calculée en demi-vie. Il s’agit du temps requis pour que la moitié de la matière active se dissipe ou se dégrade, un processus qui dépend de différents facteurs, comme le type de sol, l’acidité du sol, la météo et les propriétés chimiques de l’herbicide.

Par exemple, le glyphosate est réputé avoir une demi-vie de 47 jours. Toutefois, selon les conditions, sa demie-vie peut être aussi courte que deux jours ou aussi longue que 197 jours.

Dans le document Classes de modes d’action des herbicides du ministère de l’Agriculture de l’Ontario, le processus de dégradation des herbicides est expliqué pour chaque type d’herbicide, en spécifiant la durée de la demi-vie dans le sol.

Facteurs qui influent sur la rémanence

Le sol
La rémanence des herbicides peut varier selon le type de sol, son taux de matière organique, son activité microbiologique et sa composition chimique. Par exemple, un sol glaiseux ou riche en matière organique augmente la durée de vie des herbicides, en raison de lessivage et de volatilisation moindres.

Le pH

La rémanence des herbicides est plus grande dans les sols au pH élevé. Les microbes du sol préfèrent les sols au pH neutre et leur abondance influe sur la dégradation des résidus de culture et des herbicides.

La météo
Quand l’humidité et la température augmentent, la rémanence des herbicides diminue. L’ensoleillement peut aussi accélérer la dégradation des herbicides.

Propriétés chimiques
La rémanence des herbicides dépend aussi de leur composition chimique, qui détermine leur solubilité et leur tolérance à la dégradation par réaction chimique ou par l’activité microbienne.

Lire l’étiquette du produit et poser les bonnes questions à celui qui vous le vend sont les meilleurs moyens de prévenir les problèmes de rémanence, notamment lorsqu’un semis doit être repris.

Source : Grainews.ca

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