La souveraineté alimentaire afin de mobiliser le Québec dans un projet positif et rassembleur pour l’avenir de son agriculture

Québec (Québec), 8 novembre 2007 – Dans son allocution devant lesparticipants de l’assemblée générale spéciale de la Fédération des producteursde lait du Québec (FPLQ), à Québec, le président de la FPLQ, M. MarcelGroleau, a interpellé la Commission sur l’avenir de l’agriculture et del’agroalimentaire québécois (CAAAQ) qui, après ses audiences, en est à lapréparation de son rapport. Selon M. Groleau, la CAAAQ ne peut faire autrement que de placer la souveraineté alimentaire au coeur de son rapport, compte tenu de l’important consensus qui s’est formé autour de cette proposition. « Pourmobiliser le Québec dans un projet positif et rassembleur pour l’avenir de sonagriculture, la CAAAQ doit faire sienne la proposition de la souverainetéalimentaire, une proposition inclusive qui permet de manger localement pourdes raisons de santé, d’environnement et d’équité sociale » a-t-il déclaré.

Pour M. Groleau, la souveraineté alimentaire, c’est le droit d’unepopulation de choisir comment elle se procure sa nourriture, ce qu’elleimporte, ce qu’elle produit sur son territoire et comment elle le produit.C’est le droit de sauvegarder son agriculture nationale.

Faisant référence à l’étude du groupe AGECO sur les effets de lamondialisation des marchés des produits agricoles, rendue publique ce matinpar la FPLQ, M. Groleau affirme qu’elle démontre avec éloquence que ladéréglementation et l’ouverture des marchés ne donnent pas les résultatspositifs que les modèles économiques prédisent. « Face à la mondialisation et àla concertation des acheteurs et de tous les intermédiaires, ce n’est pas demoins d’organisation et de moins de pouvoir dans le marché dont lesagriculteurs ont besoin, mais du contraire » a soutenu le président. M. Groleaua ajouté que la CAAAQ a été mise sur pied en réaction à la crise qui affligetoujours une bonne partie de l’agriculture québécoise, particulièrement lesproductions les plus ouvertes au marché mondial. Il affirme que ce n’est pasla désorganisation et l’affaiblissement du pouvoir des producteurs qui vontles aider.

« Prenons notre avenir en main, resserrons les liens avec la population ennourrissant d’abord notre monde. Dans le respect de notre environnement,produisons des aliments de qualité, ceux que veulent nos concitoyens.Encourageons la créativité et l’innovation dans tous nos marchés et surtout,soyons plus solidaires que jamais » a lancé Marcel Groleau aux producteurs delait.

Une aide de la FPLQ pour 10 nouvelles fermes laitières par année
Le président de la FPLQ affirme qu’en se dotant d’une planificationstratégique comme ils y travaillent depuis avril dernier, les producteurs delait forgent leur avenir plutôt que de suivre le courant en s’adaptant. Pourlui, il s’agit d’un travail déjà bien amorcé. Il cite en exemple le programmed’aide au démarrage de nouvelles entreprises mis en place par la FPLQ afin demaintenir la vitalité de la production laitière dans toutes les régions.Depuis l’an dernier, la Fédération appuie concrètement le démarrage de dixnouvelles fermes laitières par année. « Avec ce programme, notre effortcollectif permet à des jeunes passionnés de concrétiser leurs rêves etdémarrer des fermes laitières dans toutes les régions du Québec » a concluM. Groleau.

L’an dernier, dix nouvelles fermes laitières ont eu un coup de pouce pourdémarrer dans six régions du Québec. Neuf d’entre elles sont déjà enproduction et la dixième devrait l’être sous peu. Cette année, le conseild’administration de la FPLQ a accordé un prêt de quota à dix nouveauxproducteurs qui devraient entrer en production prochainement. De plus, leconseil d’administration de la FPLQ a donné priorité à trois régions, soit leSaguenay-Lac-Saint-Jean, l’Abitibi-Témiscamingue et la Gaspésie-Les Iles.Trois des dix nouvelles fermes ouvriront dans ces régions.

La Fédération des producteurs de lait du Québec représente les14 000 producteurs et productrices de lait et les 7 000 fermes laitières de laprovince. Les producteurs québécois livrent annuellement 2,8 milliards delitres de lait dont la vente totalise des recettes à la ferme de près de2 milliards de dollars. La production laitière génère au Québec quelque61 000 emplois et plus de 3,6 milliards de dollars d’activité économique.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Commission sur l’avenir de l’agriculture et de l’agroalimentaire québécois (CAAAQ)
http://www.caaaq.gouv.qc.ca/

Fédération des producteurs de lait du Québec
http://www.lait.org

Groupe AGÉCO
http://www.groupeageco.ca

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