L’ACIA admet ses difficultés quant à l’application du Règlement sur la santé des animaux

St-Hyacinthe (Québec), 6 janvier 2004 – Au terme d’une importante recherche scientifique concernant le secteur de la transformation de la volaille, l’ACIA a admis à un groupe de recherche qu’elle était dans l’impossibilité d’appliquer d’importantes dispositions de la Loi et du Règlement sur la santé des animaux de 1990 et ne pouvait, conséquemment, imposer les sanctions financières prévues à la Loi sur les sanctions administratives et pécuniaires en matière d’agriculture et d’agroalimentaire se privant ainsi de plusieurs centaines de milliers de dollars.

L’ACIA a avoué qu’il ne lui est pas possible de surmonter d’importantsdéfis technologiques rattachés à des méthodes de contrôle et de réductionsd’agents bactériologiques et viraux qui contribuent aux éclosions d’épidémiesaffectant la santé des animaux et la salubrité des aliments. Prise ensouricière entre certaines interventions politiques et pressions économiquesde l’industrie agroalimentaire, l’ACIA doit négocier à la baisse certainesdispositions législatives et réglementaires lui étant confiées par le Ministrede l’Agriculture du Canada pourtant bien informé de la situation qui prévautactuellement.

Ainsi, l’ACIA doit réduire la porté de l’application de l’article 105.1du Règlement sur la santé des animaux et ignorer les dispositions de l’article3.8.3 de la Directive sur l’hygiène des viandes en appliquant des inspectionde type « visuelles » afin de déceler si il y a des agents pathogènes et virauxà la surface de moyens de transport dans le secteur aviaire. Plus inquiétantencore, l’ACIA confirme ne pas être en meilleure position quant à l’exercicede contrôles des moyens de transport des animaux vivants du secteur bovin etporcin!

Dans le contexte actuel ou l’ACIA est dans la mire des canadiens et soushaute surveillance par nos partenaires commerciaux, il est grand temps que leMinistre responsable de l’Agriculture prenne acte de nos avis et enclenche unprocessus ouvert d’enquête qui nous permettra de faire la lumière surcertaines pratiques incompatibles avec le discours sécurisant que tient lesprincipaux ténors du Gouvernement. Il en va de la crédibilité de notre régimed’inspection et de la sécurité des canadiens.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA)
http://www.cfia-acia.agr.ca/

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