L’agriculture recevra 2.1 milliards de dollars sur 7 ans pour son développement

Québec, le 15 mars 2000 – Le ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, monsieur Rémy Trudel, se réjouit de l’annonce faite hier par le ministre des Finances, monsieur Bernard Landry, à l’occasion du discours sur le budget, au sujet de l’engagement gouvernemental à long terme à l’égard du secteur agricole.







C’est à un nouvel organisme, résultant du regroupement des actuelles Société de financement agricole du Québec (SFA) et Régie des assurances agricoles du Québec (RAAQ), que le gouvernement demandera d’intégrer tous les instruments financiers existants (financement agricole, assurance-stabilisation et assurance-récolte).


En effet, le gouvernement du Québec confirme son engagement de 300 millions de dollars par année sur sept ans pour un total de 2,1 milliards de dollars, lesquels seront réservés au financement des outils financiers propres à la gestion des risques dans le secteur agricole. Cette enveloppe couvrira l’ensemble des interventions du gouvernement du Québec aux plans du financement et des assurances agricoles à compter de l’année financière 2001-2002 et s’ajoute à la participation financière déjà consentie par les productrices et producteurs à ces outils.

« Il s’agit là d’un engagement financier sans précédent dans l’histoire de l’État québécois. Les risques encourus par les productrices et producteurs agricoles motivent un tel engagement », a déclaré le ministre Trudel.

C’est à un nouvel organisme, résultant du regroupement des actuelles Société de financement agricole du Québec (SFA) et Régie des assurances agricoles du Québec (RAAQ), que le gouvernement demandera d’intégrer tous les instruments financiers existants (financement agricole, assurance-stabilisation et assurance-récolte). Ce nouvel organisme, administré conjointement par des représentants du gouvernement et des productrices et producteurs agricoles, aura également le mandat de développer de nouveaux outils de gestion du risque adaptés aux besoins spécifiques du secteur agricole.

« La modernisation des instruments financiers à laquelle travaillent présentement le gouvernement et l’Union des producteurs agricoles vise à positionner le Québec à l’avant-garde en matière de gestion des risques agricoles et, ainsi, à réaliser une autre étape du plan de développement adopté au Sommet sur l’agriculture et l’agroalimentaire présidé par le Premier ministre du Québec en mars 1998 », a ajouté le ministre Trudel.

Les participants à cet exercice majeur de concertation s’étaient en effet entendus quant à la nécessité de moderniser les outils financiers dévolus à l’agriculture pour qu’ils deviennent de véritables leviers de développement. Cette orientation a de nouveau été confirmée lors du Rendez-vous des décideurs un an plus tard, soit en mars 1999.

« Pour assurer la compétitivité du monde agricole, le secteur a besoin de mesures structurantes et de programmes compétitifs de financement et de sécurité du revenu. L’engagement financier à long terme du gouvernement reconnaît le rôle névralgique de l’agriculture dans le développement économique du Québec et de ses régions », a aussi indiqué monsieur Trudel.

Dans les prochaines semaines, le ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation déposera, à l’Assemblée nationale, un projet de loi créant le nouvel organisme. Le partenariat entre l’État et le milieu agricole, proposé par le projet de loi sur la modernisation des outils financiers, sera l’une des pièces maîtresses de la politique agricole du Québec. Une consultation portant sur les paramètres plus précis de cette modernisation sera prochainement entreprise.

Selon le ministre, il appartient maintenant au gouvernement fédéral de reconnaître à son tour la nécessité d’un engagement à long terme à l’égard du monde agricole québécois et de contribuer au financement des outils réservés au secteur. À cette fin, monsieur Trudel compte exiger lors de la réunion des ministres fédéral et provinciaux de l’agriculture des 22 et 23 mars prochains, que le gouvernement fédéral retourne au Québec la part équitable des fonds fédéraux consacrés à la sécurité du revenu, qui lui revient de droit. Cette part bonifiera les interventions québécoises en sécurité du revenu et s’ajoutera au financement de 2,1 milliards de dollars déjà annoncé par le ministre québécois des Finances.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Ministère de l’agriculture des pêcheries et de l’alimentation du Québec (MAPAQ)

http://www.agr.gouv.qc.ca/

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