Lancement de l’assurance-récoltes en France

Amiens (France), 7 février 2005 – Le ministre de l’Agriculture, Dominique Bussereau, a annoncé le lancement d’une assurance-récoltes pour les agriculteurs, destinée à terme a se substituer à l’indemnisation par le régime des calamités agricoles.

« L’enjeu est d’importance pour notre agriculture, car il s’agit de garantir la pérennité des exploitations en cas de sinistre climatique, afin de conforter leur viabilité économique », a déclaré M. Bussereau lors d’une conférence de presse à Amiens.

Il s’exprimait à l’issue de la première des deux journées de délocalisation de son cabinet, une première pour l’Agriculture, en l’occurence en Picardie.

La disparition progressive du Fonds national de garantie des calamités agricoles (FNGCA) n’interviendra cependant qu’en fonction de la montée en puissance de ces nouvelles assurances, souligne-t-on au ministère de l’Agriculture.

Durant les trois premières années (2005, 2006, 2007) du nouveau dispositif, qui ne sera pas obligatoire pour les agriculteurs, l’Etat prendra en charge les cotisations d’assurances à hauteur de 35%. Ce taux sera porté à 40% pour les jeunes agriculteurs.

Dix millions d’euros ont été inscrits au budget du ministère en loi de finances initiale pour 2005, a souligné le ministère.

M. Bussereau a également annoncé qu’il avait décidé de décaler « de trois mois » le calendrier qui prévoyait l’envoi, à partir de la mi-février, à chaque agriculteur de ses « références historiques » pour le calcul du droit à paiement unique (DPU) institué par la réforme de la PAC (Politique agricole commune) qui s’appliquera en France en 2006.

« Conscient qu’il faut retravailler le dispositif pour le rendre plus clair et plus simple », M. Bussereau satisfait ainsi le monde agricole qui demandait plus de transparence sur ce dossier.

Le ministre de l’Agriculture s’est engagé à ce que les notices et les références historiques soient « reçues par les agriculteurs avant la fin du mois de juin 2005 ».

Cette visite en Picardie avait également pour but de visiter une région pionnière dans le secteur des biocarburants, une semaine après l’annonce par le gouvernement d’un plan pour augmenter la production française dans ce domaine.

Philippe Duval, le président du directoire de Tereos, le deuxième sucrier mondial derrière l’Allemand Sudscuker, a présenté au ministre les projets du groupe coopératif.

Tereos entend construire, pour 130 millions d’euros, une usine de production d’éthanol, qui aurait une capacité de 2,5 millions d’hectolitres par an, à partir de blé à Lillebonne (Seine-Maritime). Le groupe entend également édifier à Origny Sainte-Benoîte (Aisne) une usine d’éthanol, d’une capacité de 2 millions d’hectolitres, pour un coût de 50 millions d’euros.

La décision du gouvernement permettant la construction des usines est attendue pour le printemps.

Source : AFP

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