Lancement d’un projet de courtage du fumier

Truro (Nouvelle-Écosse), 5 juin 2003 – Grâce à une aide fédérale de près de 50 000 dollars, la Nouvelle-Écosse verra dorénavant le fumier sous un jour nouveau.

Les odeurs et les problèmes environnementaux causés par le fumier sont devenus des questions brûlantes d’actualité ces dernières années et ont entraîné une intensification des efforts de gestion dans les exploitations agricoles de l’ensemble de la province. Un des efforts déployés récemment, le Projet d’information sur le courtage du fumier, vise à écouler le fumier des exploitations qui en ont en abondance vers celles qui n’en ont pas assez. Ce projet relance l’idée que le fumier est un produit important plutôt qu’un déchet.

« Le fumier est une ressource précieuse qui aide les agriculteurs à réduire l’utilisation de produits chimiques et favorise la santé des sols, a souligné le ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, M. Lyle Vanclief. Un système de courtage, comme celui qui est proposé, peut aider les exploitants à réduire les coûts de production et à améliorer l’environnement. Il s’agit d’une solution gagnante sur toute la ligne pour l’environnement, une des grandes priorités de mon ministère. »

La récupération efficace du fumier est essentielle pour prévenir la contamination des eaux souterraines et de surface, et peut poser un défi aux exploitations qui produisent plus de fumier qu’elles en ont besoin pour épandre de l’engrais de façon sécuritaire.

Le projet de courtage est dirigé par la Nova Scotia Federation of Agriculture (NSFA), le Collège d’agriculture de la Nouvelle-Écosse et le ministère de l’Agriculture et des Pêches de la Nouvelle-Écosse. Ce projet pilote, qui se déroulera dans le comté de King, aidera les exploitations possédant des excédents de fumier à communiquer avec d’autres exploitations qui peuvent utiliser ce surplus de produit à bon escient.

« Il s’agit d’une approche toute simple, mais nous sommes convaincus qu’elle sera très efficace, a affirmé le directeur général de la NSFA, M. Laurence Nason. Il y a des exploitations qui ont besoin de fumier et d’autres qui en ont en trop. En les mettant en contact, nous pouvons générer des recettes additionnelles pour les unes et des économies pour les autres. »

M. Nason a ajouté que les premiers contacts entre exploitations devraient se faire cet été dans la région de la vallée d’Annapolis, et que l’objectif à long terme est la mise sur pied d’un système provincial pour aider à repérer des acheteurs et des vendeurs.

L’aide financière fédérale pour le projet vient d’Agri-Futures Nova Scotia, un des 14 conseils canadiens dirigés par le secteur qui distribuent l’argent du Fonds canadiend’adaptation et de développement rural (FCADR) d’Agriculture et Agroalimentaire Canada. Les 50 000 dollars accordés au projet de courtage portent à plus de 420 000 dollars le total des investissements d’Agri-Futures dans des activités de protection de l’environnement sous la tutelle des agriculteurs depuis sa création en 1997.

M. Nason a souligné qu’Agri-Futures avait aidé la NSFA à élaborer ses premiers plans agroenvironnementaux qui, par la suite, sont devenus un programme à grande échelle auquel participent actuellement plus de 200 exploitations. La province est devenue un partenaire important de l’initiative des plans agroenvironnementaux, laquelle représente un volet clé du Cadre stratégique pour l’agriculture (CSA).

« Notre programme de planification agroenvironnementale a connu beaucoup de succès, a affirmé le ministre de l’Agriculture et des Pêches de la province, M. Gordon Balser. Nous sommes heureux de travailler avec le gouvernement fédéral et le secteur sous l’égide du CSA pour étendre ce type d’activité. »

Le projet de courtage du fumier sera géré dans le cadre du programme de planification agroenvironnementale de la Nouvelle-Écosse. Outre l’essai pilote dans le comté de King, le projet consistera à déterminer si et comment un programme à l’échelle provinciale peut fonctionner. Les organisateurs consulteront les agriculteurs et les groupes sectoriels de l’ensemble de la Nouvelle-Écosse afin d’évaluer la demande actuelle pour le projet, sa portée éventuelle et des modèles pour en assurer la prestation.

« Des projets de courtage analogues allant de la création de sites Web pour repérer des acheteurs et des vendeurs à la mise en place de programmes financés par l’État pour soutenir le transport et l’épandage du fumier ont été lancés un peu partout en Amérique du Nord, a expliqué le Dr Robert Gordon, détenteur d’une chaire de recherche du Canada au Collège d’agriculture de la Nouvelle-Écosse. Au cours des prochaines années, il sera important pour nous de définir les besoins de la Nouvelle-Écosse dans ce domaine. »

L’annonce du projet survient pendant la Semaine canadienne de l’environnement. Cette activité nationale qui se déroule du 1er au 7 juin vise à souligner les efforts déployés par tous les secteurs pour assurer un avenir plus écologique.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Agriculture Canada
http://Aceis.AGR.CA/

Nova Scotia Agricultural College
http://www.nsac.ns.ca/

Nova Scotia Federation of Agriculture (NSFA)
http://www.nsfa-fane.ca/

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