Le boeuf canadien de retour en Corée du Sud

Les producteurs de boeuf du Canada ont poussé un soupir de soulagement vendredi, quand ils ont appris que la Corée du Sud ouvrait à nouveau ses portes à l’importation.

Avant qu’un premier cas d’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) ne soit découvert en Alberta en mai 2003, la Corée du Sud était le quatrième plus important pays importateur de boeuf canadien, pour plus de 40 millions $ par année.

Depuis vendredi, la Corée du Sud importe à nouveau des bovins canadiens, mais seulement ceux de moins de 30 mois. Ce revirement met fin à neuf ans de lobbying par l’industrie canadienne auprès des autorités sud-coréennes et de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Le Canada faisait valoir que l’embargo n’avait pas de justification scientifique.

Selon des observateurs de l’industrie, les ventes de boeuf aux Coréens pourraient remonter à 30 millions $ d’ici 2015. Cela aura un impact notamment sur les producteurs de boeuf de l’Alberta, qui produisent à eux seuls environ 75 % de tout le boeuf canadien. En 2002, l’Alberta avait exporté pour 42,6 millions $ de boeuf en Corée du Sud.

Depuis ce temps, ce pays asiatique a connu une forte croissance économique, de sorte que la demande pour la viande rouge y est certainement supérieure. De plus, l’ouverture de la Corée du Sud aux bovins canadiens de 30 mois ou moins pourrait influencer le Japon, qui refuse pour sa part d’importer de la viande de bovins canadiens de plus de 21 mois.

Cette nouvelle a été annoncée vendredi, sur une ferme de l’Alberta, par les ministres fédéraux du Commerce international, Ed Fast, et de l’Agriculture, Gerry Ritz. Selon Ed Fast, la fin de l’embargo pourrait paver la voie à des relations commerciales plus importantes avec la Corée du Sud. Des négociations de libre-échange entre les deux pays sont au point mort depuis 2008.

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