Le canola d’hiver à l’essai aux États-Unis


Semé à la mi-août, le canola servirait à contrôler les mauvaises herbes, avec des rendements intéressants pour la production de biodiesel.

Le canola, cette plante créée par des scientifiques canadiens, est en voie de se trouver une foule de nouveaux usages dans le nord-ouest des États-Unis.

L’agronome du USDA Frank Young pilote une équipe de chercheurs qui ont réussi à implanter du canola d’hiver, qui sert à la fois à éradiquer des mauvaises herbes tout en produisant des graines pour la production de biodiesel, dont les résidus serviront dans les rations bovines.

À ce jour, le canola a été peu semé à l’automne, puisque qu’il peine à émerger et à survivre à l’hiver.

Semé à la mi-août sur des rangs de 28 pouces dans des champs de l’état de Washington, le canola a donné un rendement de 1300 livres à l’acre. Il fleurit en mai, ses fleurs jaunes suscitant beaucoup de curiosité.

Semé ainsi, le canola permet d’éradiquer des mauvaises herbes vivaces, qui survient aux côtés du blé d’hiver.

La racine du canola aurait aussi un meilleur effet sur la structure du sol que celle du blé. Sa racine ressemble à une carotte. Elle s’étire sur cinq à six pieds, créeant des canaux qui permettent à l’eau de mieux infiltrer le sol.

Plusieurs des agriculteurs du comté d’Okanogan, dans l’état de Washington, louent des terres aux autochtones des Confederated Tribes of the Colville Reservation.

Les autochtones de cette réserve comptent acheter le canola pour le transformer dans leur usine de production de biodiesel. Les résidus de canola seraient ensuite vendus aux éleveurs bovins.

Le biodiesel produit servira entre autres les camions de transport du bois et les autobus scolaires de la réserve.

Les résultats de l’étude Winter Canola: An All-Around Winner sont publiés dans le numéro d’octobre du magazine Agricultural Research.

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