Le MAPAQ et le MRNF font le point sur la surveillance des oiseaux migrateurs

Québec (Québec), 16 mars 2006 – En raison de la migration des oiseaux sauvages et à l’approche de la saison de chasse à l’oie blanche, le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ) et le ministère des Ressources naturelles et de la Faune (MRNF) font le point sur la surveillance du virus de l’influenza aviaire au Québec et tiennent à rappeler les activités de surveillance mises en place relativement aux oiseaux sauvages ainsi que les consignes de sécurité à observer en cas de découvertes d’oiseaux morts.

Spécimens analysés
Soulignons qu’à la suite de la récente découverte d’oies des neiges mortes dans un champ près de Salaberry-de-Valleyfield, le Centre québécois sur la santé des animaux sauvages (CQSAS) et le MAPAQ ont procédé aux autopsies et aux analyses de sept oiseaux. Les résultats obtenus au laboratoire du MAPAQ situé à Saint-Hyacinthe ont révélé que ces oiseaux sauvages n’étaient pas atteints du virus de l’influenza aviaire.

Cette découverte avait été signalée au MRNF dans le cadre du Programme de surveillance des mortalités chez les oiseaux sauvages mis en place pour détecter rapidement tout cas suspect pouvant être lié à l’influenza aviaire. Ce programme est mené conjointement par le MAPAQ, le MRNF et le CQSAS.

L’état des oiseaux migrateurs
Au printemps, de nombreux oiseaux affaiblis par l’hiver ou épuisés par leur migration vers le nord sont vulnérables aux maladies. Il est donc normal que des oiseaux soient trouvés faibles ou morts. Il s’agit d’un phénomène naturel. Les spécialistes rappellent que les oiseaux sauvages peuvent être victimes de parasites et d’agents pathogènes. Les maladies et les accidents sont aussi des causes fréquentes de mortalité naturelle chez les oiseaux.

Pour ces raisons, il est possible que d’autres mortalités d’oiseaux migrateurs soient signalées ce printemps. Chaque nouvel évènement sera traité avec la même diligence.

Plan de surveillance
Le Québec continuera cette année à participer au plan de surveillance 2006 du Programme canadien de surveillance des virus de l’influenza A chez les oiseaux sauvages. Ainsi, les laboratoires de pathologie animale du MAPAQ et de la Faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal continueront de procéder à l’autopsie des oiseaux sauvages qui leur seront soumis.

Recommandations aux observateurs d’oiseaux
Depuis quelques années, on remarque une augmentation du nourrissage des oiseaux en hiver. La proximité avec les personnes peut être assez étroite lors de la manipulation des mangeoires ou du nourrissage à la main. Certains nourrissent aussi les canards et les pigeons dans les parcs ou à proximité de leur résidence, autant en hiver qu’en été. Ces modes de nourrissage favorisent la transmission d’agents pathogènes.

Malgré le fait que les mésanges et autres volatiles des mangeoires ne soient pas des vecteurs importants de l’influenza, il est préférable de suivre quelques recommandations de base pour éviter la transmission de maladies.

Éviter de toucher aux oiseaux ou à leurs déjections à mains nues.

Toujours porter des gants ou utiliser des sacs de plastique lors de la manipulation ou du nettoyage des mangeoires ainsi que du nourrissage des oiseaux.

Maintenir les mangeoires propres en tout temps en les nettoyant avec un mélange d’eau et d’eau de Javel.

Cesser temporairement de nourrir les oiseaux lorsque l’on observe des oiseaux malades ou morts.

Recommandations aux chasseurs
La chasse à certaines espèces d’oiseaux, dont l’oie des neiges, débutera dans les prochaines semaines. Rappelons aux adeptes des activités de chasse et de plein air les mesures habituelles de précaution relatives à la manipulation et à la conservation de la viande de gibier. D’une part, il faut porter des gants lors de la manipulation, se laver les mains et nettoyer les surfaces et les instruments qui ont été en contact avec les oiseaux sauvages pour éviter de contaminer d’autres produits de consommation.

D’autre part, le MAPAQ recommande également de conserver la viande de gibier à une température sécuritaire qui empêche la croissance des bactéries, soit à -4 degrés Celsius ou moins, et de faire cuire la viande jusqu’à ce que la température de cuisson atteigne 77 degrés Celsius. En effet, faire cuire la viande adéquatement est un moyen efficace d’éliminer tout virus qui pourrait être présent.

Renseignements
Les découvertes de cas importants de mortalité d’oiseaux sauvages peuvent être signalées au MRNF au 1 866 248-6936. Les personnes qui ont des questions peuvent téléphoner à Services Québec, au 1 800 363-1363. Elles peuvent également visiter le site Web www.gouv.qc.ca.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal
http://www.medvet.umontreal.ca/

Ministère de l’agriculture des pêcheries et de l’alimentation du Québec (MAPAQ)
http://www.mapaq.gouv.qc.ca

Ministère Développement durable, de l’Environnement et des Parcs du Québec
http://www.menv.gouv.qc.ca

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