Le ministre Speller en faveur d’une approche Nord-Américaine intégrée à l’égard de l’ESB

Washington (États-Unis), 15 janvier 2004 – Le ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, M. Bob Speller, en visite à Washington pour une durée de deux jours afin de participer à des discussions de haut niveau visant à élaborer une approche nord-américaine à l’égard de l’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB), a indiqué que la réaction au plan canadien est favorable jusqu’à maintenant.

M. Speller a rencontré le secrétaire à la Santé et aux Services sociaux, M. Tommy Thompson, et lui a fait valoir que l’ouverture des frontières nord-américaines constituait la meilleure façon de montrer aux consommateurs que le boeuf ne présente pas de risque.

« Je pense que les représentants de l’industrie et du gouvernement américains reconnaissent la nécessité d’une approche concertée relativement à l’ESB, a déclaré M. Speller. La subsistance des producteurs nord-américains repose sur la collaboration des décideurs des trois pays dans ce dossier. J’ai bon espoir d’obtenir un tel engagement de la part de nos voisins nord-américains avant notre départ. »

Compte tenu de l’importance du commerce du boeuf et du bovin entre le Canada, les États-Unis et le Mexique, M. Speller a discuté du besoin d’établir un processus conjoint tant pour les politiques et les niveaux techniques lors de ses rencontres aujourd’hui. Cette approche aiderait davantage l’ouverture des frontières à la première occasion possible, a dit le ministre Speller.

M. Speller a d’abord rencontré des représentants de l’American Meat Institute et de Tyson Foods. Il leur a expliqué la position du Canada par rapport à l’ESB de même que son point de vue selon lequel le maintien de la confiance des consommateurs doit continuer à revêtir une importance prépondérante pour tous les intervenants.

« Il demeure prioritaire pour nous de protéger la santé et la sécurité des humains et de faire en sorte que la population ait confiance en la salubrité du boeuf qu’elle consomme », a ajouté M. Speller.

Selon le ministre, le Canada s’emploie à réaliser ces objectifs en rehaussant ses systèmes grâce au retrait des matières à risque spécifiées (MRS) chez les bovins âgés de plus de 30 mois de la chaîne alimentaire, en augmentant la surveillance et en améliorant le suivi et le retraçage, et en travaillant vers une approche harmonisée dans les aliments du bétail qui reflète la nature intégrée de l’industrie bovine nord-américaine. M. Speller a précisé que chacune des vastes mesures actuelles du Canada avait été mise en oeuvre selon des pratiques objectives scientifiquement éprouvées.

« Nous avons misé abondamment sur nos systèmes de salubrité des aliments déjà excellents en vue de maintenir la confiance des consommateurs, a affirmé M. Speller. En outre, les améliorations continues que nous apportons aux systèmes contribuent largement à la réouverture des marchés internationaux, car elles montrent à nos partenaires commerciaux et à leurs consommateurs que nous avons nous-mêmes confiance dans le boeuf nord-américain. »

« De plus, nos efforts concertés et les mesures que nous avons prises nous place en position favorable pour jouer un rôle moteur auprès de l’OIE et travailler avec nos partenaires commerciaux en vue d’aborder les données scientifiques liées à l’ESB d’un point de vue international », a conclu M. Speller.

Le ministre a terminé sa première journée à Washington en rencontrant des représentants de l’American Frozen Food Institute et de la Food Marketing Institute.

Demain, il prendra part à une rencontre trilatérale avec la secrétaire américaine à l’Agriculture, Mme Ann Veneman, et avec le secrétaire mexicain à l’Agriculture, M. Javier Usabiaga.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Agriculture Canada
http://Aceis.AGR.CA/

American Meat Institute (AMI)
http://www.meatami.com/

Office international des épizooties (OIE)
http://www.oie.int/

Tyson Foods Inc.
http://www.tysonfoodsinc.com/

United States Department of Agriculture (USDA)
http://www.usda.gov/

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