Le Nouveau-Brunswick veut régler le problème des excréments de porc

Frédéricton (Nouveau-Brunswick), 9 mars 2002 – Le gouvernement du Nouveau-Brunswick compte investir dans la mise au point d’une technologie devant permettre d’atténuer les odeurs produites par les exploitations porcines.

Le gouvernement du premier ministre de la province, Bernard Lord, a fait savoir vendredi qu’il aiderait la société Metz Farms Ltd. à développer de nouvelles méthodes de réduction des odeurs nauséabondes qui se dégagent de son immense usine située à proximité de Sainte-Marie-de-Kent, petite collectivité de la côte est de la province.

La ferme porcine, comportant 10 000 bêtes, est en opération depuis 1999. Dans l’espoir d’obtenir son déménagement ou sa fermeture, la population du secteur a organisé maintes manifestations et est allée jusqu’à occuper des bureaux gouvernementaux.

La province a cependant rejeté une recommandation en faveur du déplacement de la ferme, ayant plutôt décidé de se faire partenaire de Metz Farms dans le cadre d’un projet destiné à trouver une solution au problème des odeurs d’excréments de porc, a indiqué le ministre de l’Agriculture du Nouveau-Brunswick, Rodney Weston.

Le gouvernement assumera la majeure partie des coûts – de 1,5 million $ – du projet de développement d’un système d’aération qui filtrerait 80 pour cent des odeurs. La mise en place d’un tel système, jumelant ventilateurs et filtres, pourrait nécessiter 18 mois.

« Il s’agit de la seule approche raisonnable et réaliste », a déclaré M. Weston.

Cette décision a provoqué l’ire des résidants de Sainte-Marie-de-Kent, qui ont accusé le gouvernement d’avoir fait abstraction de leurs préoccupations afin de plaire aux producteurs et au secteur porcin.

Bien que les installations de Metz Farms abritent 10 000 porcs à la fois, elles produisent annuellement un total de 30 000 bêtes, mais aussi 24 millions de litres de purin, soit suffisamment pour remplir 1200 camions-citernes.

Source : Presse Canadienne

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