Une entreprise québécoise conçoit des équipements pour le foin

Il est dorénavant possible d’acquérir un séchoir à foin comme on achète un tracteur ou un robot de traite

Novations AGL a conçu un séchoir à foin dans une remorque.

L’entreprise Novations AGL de Saint-Charles-sur-Richelieu, en Montérégie, vient de mettre en marché un séchoir à foin qui tient dans une remorque. En fait, ce sont d’anciennes remorques qui sont converties et utilisées pour le séchage du foin. Tout ce qu’il faut pour l’installer, c’est une surface solide, une entrée électrique et un approvisionnement en gaz propane. En fait, l’entreprise a développé trois produits pour le foin : le séchoir, la sonde et le compteur de balles.

Ces équipements sont des réalisations de Germain Lefebvre et son fils Antoine Lefebvre. Germain Lefebvre a une formation d’agronome et est connu comme le fondateur et ancien directeur général d’Agro-Bio Contrôle qui se spécialise notamment dans les acidifiants pour ensilages. Antoine Lefebvre a une formation en ingénierie.

Retraité de l'agronomie, Germain Lefebvre a fondé Novations AGL avec son fils Antoine qui détient une formation en ingénierie. photo: Novations AGL

Dans le séchoir, les grandes balles carrées ou les petites balles sont placés sur un plénum de ventilation, c’est-à-dire une structure placée sur le plancher de la remorque qui permet le passage de l’air sous les balles. L’air est ainsi poussé au-dessous des balles, passe au-travers des balles avant de ressortir par le haut. Le propane sert à chauffer l’air alors que l’électricité 220 ou 600 Volts fait fonctionner les ventilateurs installés à l’avant de la remorque.

Le séchoir a une capacité de 18 à 19 grosses balles par étage, maximum de deux étages, mais idéalement un étage. Le prix de liste est de 50 000$, mais il y a un rabais pour commande hâtive d’ici le 31 octobre. Antoine et Germain Lefebvre expliquent que même si l'équipement est fixe sur la ferme, il peut facilement être déplacé s'il y a des changements dans l'entreprise comme l'achat d'une nouvelle terre ou il peut être vendu si l'entreprise n'en a plus besoin. La clientèle cible est principalement les producteurs de foin de commerce et les producteurs laitiers pour la fabrication de fromage artisanal.

Les sondes servent à prendre des mesures de température du foin entreposé dans les entrepôts. Ces mesures sont ensuite transmises sans fils à l’application mobile, via un routeur. Cette application est conçue pour transmettre des alarmes lorsque la température atteint certains seuils. Antoine Lefebvre explique que les sondes ne visent pas qu’à limiter les risques d’incendies dans les entrepôts, mais surtout, d’être informé le plus tôt possible d’une dégradation dans la qualité du foin entreposé. Ces sondes pourraient aussi être utilisées dans des cellules de compostage.

La sonde plantée dans les balles de foin permet de connaître la température du foin entreposé. photo: Novation AGL

Le compteur de balles permet de connaître ne nombre de balles produites dans une période ou dans un champ donné sans avoir à l’inscrire dans un carnet. Les données sont automatiquement transmises à l’application développée par l’entreprise et dans laquelle les informations des champs sont déjà inscrites. « Ça donne des bons registres », dit Germain Lefebvre.

Le compteur de balles envoie le nombre de balles dans l'application mobile. photo: Novations AGL

à propos de l'auteur

Agronome et journaliste

Marie-Josée Parent

Marie-Josée Parent couvre les productions laitière, bovine, avicole et porcine au Bulletin des agriculteurs.

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