Le prix du pétrole affecte l’industrie agroalimentaire

Saint-Georges, le 29 février 2000 – Le secteur agricole est lui aussi touché directement par l’actuelle hausse du prix du pétrole. Les effets se font déjà sentir au niveau des producteurs en serres qui ont commencé à chauffer leurs serres pour démarrer leur production. Bientôt, le secteur acéricole sera lui aussi affecté: avec la saison des sucres qui s’annonce. Il est clair que suivront les autres secteurs agricoles lors de la période de l’ensemencement des champs au printemps.







Pour une ferme moyenne dans la région, ces coûts de carburant pourraient être plus élevés de 4000$ par année, si les prix demeurent à ce niveau.


Lors d’une tournée d’information faite en février auprès des acériculteurs, ces derniers se sont montrés très préoccupés par le coût des produits pétroliers. Dans la région de la Beauce, les acériculteurs verront leur facture d’énergie augmenter de façon drastique. On estime à plus de 50% le nombre d’acériculteurs qui ont remplacé le bois par l’huile à chauffage comme source d’énergie pour l’évaporation. Les représentants de la Fédération de l’UPA de la Beauce font remarquer que plusieurs érablières ne sont pas reliées au réseau d’Hydro-Québec et qu’elles utilisent des génératrices comme source d’énergie pour actionner les systèmes de pompage et de concentration de l’eau d’érable. Selon les représentants des acériculteurs, on estime qu’il en coûtera, en moyenne, 3500$ de plus à un propriétaire d’une érablière de 5000 entailles pour les frais liés à l’énergie pour la seule fin de l’évaporation de son eau d’érable.

Par ailleurs, on soulève qu’avec l’arrivée de la période des semis au printemps, la facture de carburant pour les producteurs risque d’être salée. C’est l’une des périodes de l’année où les tracteurs de ferme consomment une grande quantité de carburant. Pour une ferme moyenne dans la région, ces coûts de carburant pourraient être plus élevés de 4000$ par année, si les prix demeurent à ce niveau.

Dans la situation actuelle, cette hausse des coûts de l’énergie entraînera une augmentation des coûts de production qui ne manqueront pas d’avoir un effet sur le prix des produits agricoles à moyen terme.

La Fédération espère toutefois un retour rapide à la normale des prix des carburants. Advenant que les prix des produits pétroliers demeurent élevés, des moyens devront être trouvés pour arrêter ces hausses, incluant l’intervention des deux paliers gouvernementaux.

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