Le taux d’inflation restait modéré en décembre, à 0,7 pour cent

Ottawa (Ontario), 22 janvier 2002 – Le taux annuel d’inflation était de 0,7 pour cent en décembre, rapportait Statistique Canada. Comme en novembre, c’était la hausse sur 12 mois la plus faible depuis février 1999.

Pour les consommateurs, le« panier » de biens et services à la base de l’indice des prix à la consommation (IPC) était donc 0,7 pour cent plus cher qu’en décembre 2000.

Cette modération de l’allure de l’IPC tient à la chute des prix de l’énergie, surtout ceux de l’essence. Sans l’énergie, le taux de base était de 2,0 pour cent, son taux le plus bas de l’année 2001, et il “reflète une stabilité des prix depuis juillet”, analyse l’agence fédérale.

L’indice sectoriel de l’énergie a dégringolé de 11,4 pour cent, grâce aux prix de l’essence en chute de 19,3 pour cent, du mazout (-27,3) et du gaz naturel (-4,3); par contre, une hausse de 3,9 pour cent de l’électricité a atténué la baisse générale du secteur.

Ailleurs, l’IPC d’ensemble a été poussé à la hausse par les cigarettes, les loyers, l’alimentation au restaurant et le boeuf. Inversement, outre l’énergie, les prix de l’automobile et de l’hébergement des voyageurs ont tiré à la baisse l’IPC d’ensemble, mentionne l’agence.

En moyenne sur l’année 2001, l’augmentation de l’IPC était de 2,6 pour cent comparé à 2000; elle est comparable à celle de 2,7 pour cent mesurée pour 2000 versus 1999.

Sauf le bond de 4,8 pour cent survenu en 1991, suite à l’entrée en vigueur de la TPS (taxe sur les produits et services), les hausses en 2000 et 2001 s’avèrent les plus fortes depuis l’époque.

Par ailleurs, en 2001, l’énergie n’a pas eu autant d’influence sur l’IPC d’ensemble qu’en 2000; l’indice annuel moyen du secteur n’a crû que de 3,3 pour cent en 2001, contre 16,2 pour cent en 2000. En 2001, la pression à la hausse venait surtout du gaz naturel (+21,6 pour cent).

En écart mensuel, l’IPC est monté de 0,1 pour cent en décembre versus novembre, faisant suite au recul de 0,9 pour cent d’octobre à novembre. Le gaz naturel, les légumes et fruits frais et le transport aérien ont été les principaux facteurs de la hausse en décembre, tandis que l’essence, le vêtement pour dames, l’hébergement et le mazout l’ont atténuée.

Au Québec, l’IPC se situait sur l’échelle à 113,1 en décembre, soit 0,2 pour cent plus haut qu’en novembre (écart mensuel) et 1,2 plus élevé qu’en décembre 2000 (la base de 100 réfère à 1992).

En Ontario, il était à 117,3 et inchangé comparé à novembre, ainsi qu’en hausse de 1,1 pour cent sur 12 mois; au Nouveau-Brunswick, il s’établissait à 114,3 suivant une baisse de 0,2 pour cent et une montée de 0,4 pour cent sur les deux mêmes laps de temps.

Source : Presse Canadienne

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Statistiques Canada

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