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Le transport des porcs, facteur de risque pour la DEP

LBDA_MJP camionsChaque jour, plus de 20 000 porcs produits au Québec partent pour l’abattoir. C’est 7 350 000 porcs de marchés (données de 2012) répartis en 49 000 voyages (moyenne de 150 porcs par camion) par année. Si les camions circulent 7 jours par semaine, on parle de 134 voyages par jour.

À cela, il faut ajouter tous les autres animaux qui sont transportés, comme les animaux de réformes, les cochettes, les verrats, les transports des maternités aux pouponnières, des pouponnières vers les engraissements et la récupération des animaux morts.

« Le transport est un des plus gros facteurs de risques », explique le vétérinaire Claude Tremblay. C’est lui qui offre la formation du Centre de développement du porc (CDPQ) à l’intention des transporteurs de porcs dans le cadre des mesures entreprises pour prévenir et limiter la propagation du virus de la diarrhée épidémique porcine (DEP).

La formation a été offerte au printemps dernier, alors qu’il n’y avait eu qu’un cas au Québec. Avec les récents cas, Claude Tremblay a adapté sa formation. Une formation a eu lieu à Joliette samedi dernier et une autre sera offerte samedi prochain à Drummondville.

« L’attitude des transporteurs est bonne, dit-il. Leur argument est : si le producteur est prêt à payer pour le lavage, les transporteurs sont prêts à le faire. Les producteurs doivent comprendre que ce sont des coûts supplémentaires qu’ils doivent assumer, mais c’est bien moins cher qu’une contamination. »

Le vétérinaire utilise des formules imagées lors de sa formation. Son expression clef : « une bottine dans la science et l’autre dans le gros bon sens ». Sur le même ton, il a intitulé sa formation Le transport de la DEP : de la science et des efforts.

Selon lui, il faut que tous travaillent ensemble comme dans une équipe de hockey : producteurs, transporteurs, abattoirs, intervenants et vétérinaires. La formation est offerte en trois grands thèmes : 1. l’information de base, 2. la biosécurité en lien avec le transport et la DEP, 3. les cinq facteurs de risques.

Pour suivre la formation, il faut contacter le CDPQ.

Aide financière

Sur le même thème de la biosécurité dans les transports de porcs, une subvention pour aider à l’amélioration et la construction d’installations de lavage de camions est maintenant disponible. Toute l’information en suivant ce lien.

à propos de l'auteur

Agronome et journaliste

Marie-Josée Parent couvre les productions laitière, bovine, avicole et porcine au Bulletin des agriculteurs.

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