L’Encan électronique de la Fédération des producteurs de porcs du Québec fête son 15ième anniversaire

Longueuil (Québec), 8 septembre 2004 – La Fédération des producteurs de porcs du Québec (FPPQ) est fière de célébrer cette année le 15ième anniversaire de son Encan électronique, système de vente unique au Canada, par lequel la totalité des porcs sont vendus. Cette mise en marché collective apermis de regrouper les offres des producteurs et d’en effectuer la vente etle paiement. En 2004, plus de 7 millions de porcs seront vendus via ce système pour un montant de plus d’un milliard de dollars.

Historique
C’est en 1982 que la mise en place d’un système de mise en marchécollective est devenue une priorité pour la FPPQ. De 1985 à 1987, une vastephase de consultation a été effectuée auprès de tous les producteurs etproductrices de porcs. Les intervenants de l’industrie tels que lesreprésentants des meuneries et des abattoirs ont aussi été impliqués pourdévelopper le projet d’Encan électronique de concert avec le monde agricoleporcin. Il aura fallu six années d’études, six mois de conception, quatorzemois de réalisation et la fougue des administrateurs et d’un personnelqualifié pour concrétiser le projet. L’Encan électronique a officiellement étémis en service le 3 mars 1989.

Fonctionnement
Le système est simple et efficace. Le producteur communique à l’Encanélectronique la quantité de porcs à vendre, la journée et l’heure delivraison, le nom de son transporteur et l’abattoir qu’il a sélectionné. Cesoffres sont par la suite regroupées et vendues à l’enchère aux abattoirs parle système de mise en marché. La vente quotidienne terminée, l’Encan coordonnele transport vers les abattoirs selon leurs achats respectifs. Ensuite, ilperçoit l’argent des abattoirs. Le montant donné aux producteurs est calculé àpartir du prix moyen de la semaine. Une prime à la qualité est versée pourchaque porc produit en fonction du poids de la carcasse et de son rendement enmaigre.

Nombreux avantages
« Cette mise en marché collective a pour objectif de générer un revenuéquitable pour tous les producteurs de porcs », explique Claude Corbeil, leprésident de la FPPQ. La production étant en concurrence avec les régions ducontinent nord-américain, c’est l’utilisation d’un prix carcasse basé sur leprix américain, ajouté à une rémunération des producteurs sur la qualité duproduit qui permet d’obtenir ce revenu équitable.

La centralisation des opérations de vente permet aussi la rationalisationdes coûts de transport, la diminution des frais de transactions, unestandardisation des conditions de vente ainsi qu’une application rigoureusedes contrôles de qualité et de salubrité du produit. Avec l’application d’unegrille de classement unique (poids cible, rendement de maigre), l’améliorationconstante de la qualité en fonction de la demande des marchés est assurée.

Grâce à l’Encan électronique, les porcs produits au Québec sont abattusici. La viande de porc est par la suite commercialisée en une multitude decoupes fraîches et de charcuteries offertes au secteur de la restauration, àl’industrie alimentaire et exportée dans plus de 75 pays. La sociétéquébécoise bénéficie alors de cette valeur ajoutée générée par cet importantsecteur économique.

Retombées économiques
L’impact économique de la production porcine est aussi très marqué. Avecdes retombées économiques annuelles de 3,2 milliards de dollars et 28 700emplois directs et indirects, la production porcine québécoise représente unatout considérable pour la vitalité des régions rurales et le développement del’agriculture québécoise. Au Canada, le Québec occupe la première place avec30,6 % de la production totale de porcs au pays. La production porcinereprésente 21 % des recettes totales de la production agricole de la province.Elle contribue donc largement à la balance commerciale positive dans lesecteur agricole au Québec.

La qualité sanitaire du porc québécois étant élevée, le Québec exporte lamoitié de sa production, ce qui représente près de 40 % des exportationscanadiennes de viande de porc. Il y a plus de 75 pays importateurs de porcsquébécois, dont les Etats-Unis et le Japon. En 2003, la valeur desexportations s’est élevée à 889 millions de dollars.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Le Porc du Québec
http://www.leporcduquebec.qc.ca/

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