L’ensilage de maïs bat son plein

En Montérégie, la récolte de maïs ensilage est presque terminée. C’est le cas notamment dans la région de Saint-Jean-sur-Richelieu où Ghislain Côté y est conseiller pour Valacta. Même son de cloche en Montérégie Ouest. « C’est pas mal complété », explique Nathalie Rondeau, conseillère chez Valacta pour cette région.

Il ne reste que quelques semis tardifs, ceux qui en ont plus grands à ensiler ou ceux qui cultivent du maïs BMR. Les producteurs se dépêchent, d’autant plus que le soya est aussi prêt et que le fumier doit être épandu.

Le Centre-du-Québec est en pleine récolte cette semaine. « On est dans le pic de la récolte », explique Mario Gauthier, conseiller de Valacta pour cette région. L’épi semble bien développé et l’amidon est bien déposé.

Moins de chance

Les régions plus froides ont eu moins de chance. Certains champs de maïs ensilage de la Beauce et de la Mauricie ont connu des gelées mortelles, explique Marilyne Beaudry, agronome en production laitière chez Pioneer. Les plants gelés sèchent rapidement. Une partie importante des bactéries naturellement présentes meurent. Certaines ont un rôle important dans le processus de fermentation. Marilyne Beaudry recommande alors de récolter le plus rapidement possible et d’ajouter un inoculant bactérien à l’ensilage.

Les plants de maïs ensilage de l’est du Québec sont loin d’être prêts pour la récolte. « La déposition d’amidon dans le grain est en retard », explique l’agronome.

Plants stressés

Marilyne Beaudry insiste sur l’importance de la déposition de l’amidon dans le grain de maïs. L’amidon est ce qui procure de l’énergie au maïs ensilage et qui réduit d’autant la facture d’alimentation des vaches laitières.

De façon générale, la saison a été difficile. Les plants de maïs ont été stressés en raison d’importantes précipitations et de manque d’azote qui en a découlé.

Cette agronome recommande de vérifier la présence de moisissures sur l’épi et de ne pas hésiter à faire tester l’ensilage pour la présence de toxines. Malgré tout, « nous sommes dans la normale des 10 dernières années au point de vue maturité », conclut Marilyne Beaudry. Le rendement semble bon.

à propos de l'auteur

Agronome et journaliste

Marie-Josée Parent

Marie-Josée Parent couvre les productions laitière, bovine, avicole et porcine au Bulletin des agriculteurs.

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