Les agriculteurs attendront encore leurs réponses

Ottawa (Ontario), 25 avril 2003 – La Fédération canadienne de l’agriculture (FCA) est déçue du rapport initial issu de l’analyse indépendante des programmes proposés de gestion des risques de l’entreprise. Même si le rapport intégral n’a pas encore été publié, il ressort déjà du sommaire que les questions posées par l’industrie demeureront sans réponse.

Dès le début du processus des tiers, la FCA a déploré que les paramètres établis par le gouvernement empêchent les tiers de réaliser de nouvelles études. Ces paramètres limitent les tiers à un examen de l’analyse déjà réalisée par Agriculture et Agroalimentaire Canada, ce qui limite donc les données sur lesquelles peut reposer le rapport des tiers. De surcroît, les paramètres de l’analyse des tiers excluent des questions clés, dont l’abordabilité, le partage des coûts entre producteurs et gouvernement, et le niveau de soutien offert aux producteurs.

« Nous espérions que les tiers interpréteraient plus largement les paramètres afin de répondre aux questions des producteurs. À notre grande déception, cela ne s’est apparemment pas produit, a confié le président de la FCA, Bob Friesen. Malgré de sérieuses réserves, la FCA a participé au processus, car on nous avait laissé croire que les questions des producteurs seraient abordées. La FCA espérait que le processus favoriserait une compréhension plus pénétrante. Mais d’après ce que nous avons vu, le rapport des tiers n’aborde pas les points litigieux. »

Dans le sommaire, les tiers reconnaissent que les programmes proposés par le gouvernement n’abordent pas l’importante question des préjudices commerciaux et risquent de miner les programmes d’assurance récolte. Toutefois, de leur propre aveu, le rapport ne traite pas de la grave question des implications commerciales éventuelles de la proposition gouvernementale. La FCA est opposée à la définition restrictive de la stabilisation du revenu et du besoin financier qu’emploie le gouvernement pour concevoir ses programmes. Elle souhaiterait une analyse de programmes utilisant des définitions beaucoup plus larges. Les tiers ont tout de même conclu que la proposition de l’industrie se traduirait par de meilleures mesures de stabilité pour certaines industries et désagrégations que le programme proposé par le gouvernement. Néanmoins, leur rapport rejette injustement la proposition de l’industrie sous prétexte qu’elle excède actuellement l’enveloppe budgétaire. « Les coûts des programmes peuvent être rajustés. L’important, c’est que la conception des programmes constitue une amélioration », a fait valoir M. Friesen.

« Pour tout dire, je ne suis pas étonné, a avoué M. Friesen. Ce rapport fait apparemment les mêmes hypothèses que le gouvernement a faites lors de la conception de ses programmes, car il se fonde sur la même analyse. »

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Fédération Canadienne de l’agriculture
http://www.cfa-fca.ca/

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