Les coûts de l’embargo sur le boeuf atteignent déjà 5 milliards de dollars selon un économiste de BMO

Montréal (Québec), 29 novembre 2004 – Les éleveurs de bovins canadiens auraient déjà perdu quelque 5 milliards de dollars depuis la découverte d’un cas unique d’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) au Canada, selon un nouveau rapport émanant de la Direction des études économiques de BMO.

La frontière américaine est fermée aux importations de boeuf vivantcanadien depuis mai 2003 par suite de la découverte, en Alberta, d’une seulevache atteinte de l’ESB. Cet animal a été condamné lors de son abattage, cequi signifie qu’aucune partie de sa carcasse n’est entrée dans la chaînealimentaire.

« Sur le plan économique, la fermeture de la frontière a eu un effetdévastateur sur les éleveurs canadiens et leurs familles », affirmeRick Egelton, premier vice président et économiste en chef délégué, BMO Groupefinancier. « Pour les éleveurs de bovins, ces mesures se sont traduites par uneréduction de la production, l’affaiblissement des prix et l’amenuisement desmarges bénéficiaires. »

« Les éleveurs canadiens sont des travailleurs acharnés au tempéramentsolide », ajoute Ted McCarron, premier vice président – Direction Prairies,BMO Banque de Montréal. « Ils s’appliquent à adapter leurs pratiques d’affaireset font tout ce qu’ils peuvent, mais ce dont ils ont réellement besoin, c’estque l’Office of Management and Budget des Etats Unis achève son examen finalde la situation et permette l’importation de bovins vivants, et ce, d’iciquelques semaines et non quelques mois. ».

Le rapport fait ressortir également que, même si les prix des bovins sesont raffermis par rapport à leurs niveaux les plus bas, atteintsimmédiatement après l’annonce de mai 2003, ils demeurent faibles encoreaujourd’hui. En outre, l’augmentation du nombre de bovins dans les fermesdonne à penser que les prix pourraient ne pas reprendre de la vigueur au coursde la prochaine année, même en cas de réouverture des marchés. Les éleveurs debovins restent confrontés à une conjoncture incertaine en 2004, le niveau desrentrées de fonds du premier semestre étant près de 30 % inférieur à lamoyenne enregistrée au cours des cinq années terminées en 2002.

Le rapport ajoute que la viabilité à long terme du secteur dépendra dansune large mesure du degré de confiance accordé par les consommateurs àl’approvisionnement en viande de boeuf. Contrairement à ce qui s’est passédans certains pays où la consommation a chuté (par exemple, au Royaume Uni),la demande de viande de boeuf au Canada et aux Etats Unis est demeurée élevée.Cette situation est vraisemblablement due à la plus grande sensibilisation dupublic à la maladie ainsi qu’à la perception que les systèmes canadiens etaméricains d’atténuation des risques sont fiables.

Note sur le Programme d’aide aux agriculteurs victimes de l’EBS de BMO Banque de Montréal
Lancé en 2003 pour aider les secteurs bovins et agricoles à faire face àla crise suscitée par l’EBS, ce Programme est destiné à aider les entreprisesagricoles à faire face à leurs besoins financiers courants par une combinaisonde mesures, à savoir le report d’échéances et la réduction des taux d’intérêt.Le Programme a été prolongé jusqu’au mois de mai 2005.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Banque de Montréal
http://www.bmo.com/francais/index.html

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