Les travailleurs étrangers et d’abattoirs admissibles au vaccin

Québec a annoncé que les travailleurs essentiels, dont font partie les employés d'abattoirs et les travailleurs étrangers temporaires, pourront à partir du vendredi 9 avril prendre un rendez-vous pour la vaccination. Ils pourront se faire vacciner à partir du lundi suivant, soit le 12 avril. Certaines restrictions s'appliquent toutefois. Les travailleurs doivent résider à Montréal. Des preuves de résidence et d'emploi seront exigées. Pour les autres régions, il faudra attendre que les classes d'âges soient élargies au-delà de 60 ans.

Le gouvernement provincial a également annoncé qu'il lancerait en avril des centres de vaccination sur les lieux de travail, avec le partenariat des employeurs.

De plus, les travailleurs étrangers temporaires (TET) du secteur agricole n’auront pas à séjourner dans un hôtel autorisé par le gouvernement fédéral. Ces derniers pourront effectuer leur quarantaine directement à la ferme, tel que vécu l'an dernier. Les travailleurs devront à leur arrivée à l’aéroport passer un test de dépistage à la COVID-19. Après un test négatif, ils devront se rendre à leur lieu de résidence pour y passer leur quarantaine en utilisant un moyen de transport privé, avec d'autres travailleurs ayant voyagé avec eux. Après leur quarantaine de dix jours, tous les travailleurs doivent passer un troisième test de dépistage avant de travailler sur la ferme.

Le président de l’UPA de la Chaudière-Appalaches, James Allen, a toutefois indiqué à Beauce Média que cette dernière étape pourrait être problématique. « Les TET reçoivent leur trousse de dépistage à l’aéroport. Les résultats doivent être envoyés par le web. Plusieurs fermes n’ont toutefois pas accès à internet haute vitesse. Remplir les détails sur le web sera aussi difficile pour les TET qui ne parlent ni le français ni l’anglais »

Des actions ciblées en Alberta

Le gouvernement albertain a, par ailleurs, décidé de cibler les travailleurs des centres de transformations de viande, tel que Cargill qui compte plus de 2000 employés à ses installations de High River, en vaccinant sur place les employés. L'initiative se veut un moyen de contrer la propagation du virus en facilitant la vaccination des travailleurs, souvent issus de l'immigration, qui pourraient avoir de la difficulté à prendre rendez-vous. La vaccination débuterait le 20 avril. Le site d'Olymel à Red Deer pourrait être parmi les autres endroits ciblés par le gouvernement.

Aux États-Unis, plusieurs voix se font entendre pour accélérer la vaccination dans le secteur de la transformation. La nouvelle administration à la Maison-Blanche a indiqué qu'elle mettrait en place des mesures plus sévères pour assurer la sécurité des travailleurs, mais ces dernières se font attendre. Comme dans plusieurs endroits dans le monde, les travailleurs dans ces secteurs font partie des minorités qui sont souvent moins vaccinés que l'ensemble de la population, bien qu'ils soient plus à risque. Selon le Midwest Center for Investigative Reporting, 50 000 cas de COVID-19 ont été reportés depuis avril 2020 aux États-Unis, ainsi que 248 ayant décédés de la suite de la maladie.

Sources: The Globe and Mail, USA Today

à propos de l'auteur

Journaliste

Céline Normandin

Céline Normandin est journaliste spécialisée en agriculture et économie. Elle collabore également au Bulletin des agriculteurs.

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