L’OMC tire sur la mauvaise cible affirment les producteurs laitiers

Ottawa (Ontario), 14 mars 2003 – Le Secrétariat de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) a rendu public son examen des politiques commerciales du Canada. Dans cet examen, on tente de pointer du doigt les prix intérieurs à la production dans le secteur laitier, donnant faussement à entendre qu’ils influent à la hausse sur les prix à la consommation. L’OMC,tout comme l’a fait l’Organisation de coopération et de développementéconomiques (OCDE), omet d’observer les prix de vente au détail avantd’avancer ces fausses hypothèses.

« Dans le cadre de cet examen, on compare les prix à la productionlaitière au Canada aux faibles prix de dumping constatés sur le soi-disantmarché mondial, souligne Leo Bertoia, président des Producteurs laitiers duCanada. Or, il aurait fallu comparer les prix de vente au détail de diverspays; une telle comparaison aurait confirmé que les consommateurs profitent dusystème de gestion de l’offre, sans qu’il n’en coûte rien aux contribuables. »

Des fermes familiales sont au coeur du secteur laitier au Canada, desfermes dont les exploitants travaillent fort pour offrir aux consommateurscanadiens des produits laitiers de qualité et abordables. Systématiquement,les enquêtes semestrielles révèlent qu’un panier de produits laitiers coûtemoins cher dans les villes canadiennes qu’américaines situées près de lafrontière. La dernière enquête, menée en décembre, confirme que les produitslaitiers coûtent 18,8 % moins cher au Canada qu’aux Etats-Unis. Par ailleurs,les producteurs laitiers, les transformateurs, les distributeurs, et lesdétaillants tirent profit du système qui procure à tous des revenusraisonnables, sans le soutien financier de l’Etat.

« Les gouvernements, partout dans le monde, versent des milliards dedollars aux producteurs agricoles qui doivent composer avec de faibles prix etdes marchés mondiaux instables, déclare M. Bertoia. Les faibles prix à laproduction ne se traduisent pas par des prix à la consommation moins élevés enraison de la concentration croissante sur le marché, concentration tout àl’avantage de quelques entreprises. La gestion de l’offre, elle, sert bien lesCanadiens et permet de répartir les revenus plus équitablement entre lesproducteurs et les autres intervenants de la chaîne de commercialisation. »

« Le gouvernement du Canada doit défendre son droit souverain de maintenirun système de mise en marché ordonnée en dépit de la pression exercée par denombreux pays. Il doit aussi démontrer que les secteurs en gestion de l’offrerespectent, et de façon transparente, les engagements commerciaux du Canada »,conclut M. Bertoia.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE)
http://www.oecd.org/

Producteurs laitiers du Canada (PLC)
http://www.bureaulaitier.org/

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